Kristin-Lee Molmen, Abubakar Ali, Lamu, 2020. Photographie disponible à l'achat. 95% des ventes vont au centre de réadaptation New Leaf à Lamu, Kenya. Cliquez pour acheter l'œuvre. Livraison gratuite avec le code ART15

Une série photographique dont les ventes vont à une association kenyane

Kristin-Lee Moolman, Khadija Amini, Lamu, 2020. Photographie disponible à l'achat. 95% des ventes vont au centre de réadaptation New Leaf à Lamu, Kenya. Cliquez pour acheter l'œuvre. Livraison gratuite avec le code ART15
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Kristin-Lee Moolman, Khadija Amini, Lamu, 2020. Photographie disponible à l’achat. 95% des ventes vont au centre de réadaptation New Leaf à Lamu, Kenya. Cliquez pour acheter l’œuvre. Livraison offerte avec le code ART15

28 Chapeaux Pour Lamu – ’28 Hats For Lamu’ – est une série photographique dont les ventes sont reversées à l’association New Leaf qui oeuvre en tant que clinique de réadaptation à Lamu au Kenya. La série photographique célèbre le pouvoir qu’a la créativité de faire changer les choses – comment l’ordinaire devient extraordinaire alors que l’imagination opère sa magie. C’est un projet à l’intersection de l’art et de la préservation de l’environnement. 

Les photographies de cette exposition ont été réalisées sur l’île subéquatoriale de Lamu au Kenya, en février 2020, par la photographe sud-africaine Kristin-Lee Moolman et la styliste franco-britannique Louise Ford, qui a passé une grande partie de son enfance entre le Zimbabwe et le Kenya. Les portraits documentent les concurrents du concours Shela Hat de cette année, un événement bisannuel pendant lequel les Lamuniens encouragent l’empathie environnementale.

Les participants créent des chapeaux à partir de matériaux qui seraient autrement jetés, dans une célébration du recyclage et de la revalorisation. Les résultats sont ludiques, joyeux et reflètent souvent l’expérience lamunienne. Les photographies sont actuellement disponibles à l’achat sur le site d’Artskop3437 (artskop.com) jusqu’au 31 janvier 2021. 95% des ventes sont reversées à l’association New Leaf qui est un centre de réhabilitation pour les personnes touchées par la drogue au Kenya. La livraison est offerte pour chaque photographie achetée jusqu’au 31 décembre 2020 quelque soit la destination.

Louise Ford et Kristin-Lee Moolman, que représente ce projet pour vous ?

Louise Ford: 28 Chapeaux pour Lamu est un projet qui me tient beaucoup à cœur personnellement. J’ai passé dix ans de ma vie entre le Zimbabwe et le Kenya, et j’ai donc choisi de saisir l’occasion de créer une œuvre qui non seulement célèbre les lieux et les personnes que j’aime, mais qui les soutient également. Le projet est un investissement émotionnel qui raconte une histoire importante. La créativité des Lamuniens et leur militantisme en faveur de l’environnement constituent un exemple rare qui, je l’espère, inspirera d’autres personnes à suivre. 28 Chapeaux pour Lamu démontre également une manière légère, festive et collaborative de faire des déclarations politiques et de parler de la protection de notre planète par le biais d’initiatives communautaires.

Kristin-Lee Moolman: 28 Chapeaux pour Lamu est particulièrement important pour moi car, en tant que Sud-Africaine, on nous présente constamment des images négatives et des nouvelles qui dépeignent l’Afrique comme un lieu de pauvreté et de violence. La richesse de la culture, la beauté des paysages et la vision créative de nombreux habitants sont éclipsées par ces stéréotypes. L’objectif est toujours de contredire ces hypothèses négatives en saisissant les aspects positifs qui sont souvent ignorés. Ce projet est une célébration de la créativité. Il s’agit de faire preuve d’optimisme, d’autonomisation et de rendre hommage aux artistes de Lamu.

Ce qui était tout aussi important pour moi dans ce cas-ci, c’était de pouvoir utiliser des images pour redonner et non pas seulement pour prendre à une communauté. Il s’agit d’un processus de réflexion purement personnel, mais je pense que les créatifs ont le pouvoir de faciliter le changement grâce à l’image. Aujourd’hui plus que jamais, nous avons la responsabilité d’utiliser le pouvoir que nous avons pour faire le bien là où nous le pouvons.

Kristin-Lee Moolman, Isamael Dakota, Lamu, 2020. Photographies disponibles à l'achat. 95% des ventes vont au centre de réadaptation New Leaf à Lamu, Kenya. Cliquez pour acheter l'œuvre. Livraison gratuite avec le code ART15
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Kristin-Lee Moolman, Isamael Dakota, Lamu, 2020. Photographie disponible à l’achat. 95% des ventes vont au centre de réadaptation New Leaf à Lamu, Kenya. Cliquez pour acheter l’œuvre. Livraison offerte avec le code ART15

Où et comment avez-vous trouvé l’inspiration ?

Louise Ford: Il y a environ deux ans, je suis tombée sur un tract dans la ville de Lamu, sur un panneau d’affichage pour le concours de chapeaux de Shela. Je n’avais jamais rien vu de tel, la créativité était sans précédent, d’autant plus que les participants ne sont pas nécessairement des artistes. Je me suis alors lancée à la recherche du fondateur du concours pendant un an pour voir s’il serait possible de réaliser une série de portraits. Il m’a expliqué les principes directeurs du concours qui étaient, bien sûr, la confection de chapeaux mais aussi la transmission d’un message sur la préservation de l’environnement au sein de leurs créations. Les chapeaux et le concours m’avaient inspiré pendant un certain temps, j’ai donc immédiatement commencé à travailler sur le projet pour voir comment nous pourrions utiliser l’art comme une ressource pour sensibiliser le public et pour financer une organisation caritative qui bénéficierait directement à la communauté. Le centre de Rehabilitation New Leaf a été recommandé par de nombreux habitants de la région comme une organisation ayant un taux de réussite très élevé mais manquant de fonds pour réaliser son plein potentiel.

Kristin-Lee Moolman: Mon inspiration vient généralement des personnes que je rencontre, ce qui m’inspire est l’émancipation personnelle, l’optimisme et la créativité – donc quand j’ai reçu le courriel de Louise détaillant le projet et les créations passées, j’ai immédiatement été émue et motivée pour faire en sorte que le projet se réalise quoi qu’il arrive.

Comment avez-vous ressenti le fait de travailler avec la communauté Lamu en ce qui concerne sa culture et son patrimoine ? J’aimerais savoir comment vous avez fait le lien entre les références de la communauté, son multiculturalisme et le résultat final.

Louise Ford: Lamu est une communauté multiculturelle et son histoire métisse les cultures bantoue, arabe, indienne et du sud-est asiatique avec les cultures kenyanes. Cette société aux multiples facettes m’a beaucoup inspirée et j’ai été très touchée par la chaleur et l’ouverture d’esprit dont les participants ont fait part.

Kristin-Lee Moolman: La communauté de Lamu est une société multiculturelle, comme toute autre ville de l’ancien monde, mais à une échelle beaucoup plus réduite. La culture et ses effets sont quelque chose d’universel. L’imbrication des références et la diversité de la vie communautaire de l’île ont eu une grande influence sur la production de l’œuvre, de la même manière que ces mêmes éléments affectent une œuvre créée dans des villes comme Londres ou autre. La différence pour moi ici, c’est que l’œuvre se concentrait moins sur l’artiste en tant que créateur singulier, et plus sur l’impact que nous, les humains, avons sur l’environnement en tant que communauté mondiale.

Il y a un sentiment de compassion pour le monde naturel et ses habitants, ainsi qu’une compréhension des conséquences d’une négligence dans la préservation de l’environnement.

Kristin-Lee Moolman, Masha Birya, Lamu, 2020. Photographie disponible à l'achat. 95% des ventes vont au centre de réadaptation New Leaf à Lamu, Kenya. Cliquez pour acheter l'œuvre. Livraison gratuite avec le code ART15
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Kristin-Lee Moolman, Masha Birya, Lamu, 2020. Photographie disponible à l’achat. 95% des ventes vont au centre de réadaptation New Leaf à Lamu, Kenya. Cliquez pour acheter l’œuvre. Livraison offerte avec le code ART15

Quelles ont été vos difficultés/défis majeurs ?

Kristin-Lee Moolman: Il n’y a eu aucune difficulté ou défi sur l’île à aucun moment, le paysage était magnifique et ce fût un réel plaisir de travailler avec tout le monde. En général, l’un des défis à relever lors de la réalisation d’un portrait est de s’empêcher d’imposer son idée de ce qu’est une autre personne, c’est-à-dire de capturer un « faux portrait ». Cela peut sembler hors de propos, mais il est important de prendre le temps de développer une sorte de « dialogue » entre vous et votre modèle, cela permet à cette personne de se sentir suffisamment à l’aise pour être photographiée en tant que telle.

Les difficultés sont apparues avec l’arrivée du COVID-19 car nous n’avions aucun moyen d’exposer les images pour collecter des fonds. Il a fallu des mois de correspondance et de recherche pour arriver à une solution qui nous permettait de réellement présenter notre travail. Et cela s’est fait en ligne plutôt que physique. C’est une décision qui s’est avérée bénéfique pour le projet, car nous sommes en mesure de collecter davantage de fonds pour la fondation, de toucher davantage de personnes dans le monde entier.

Louise Ford: Il n’y avait pas beaucoup d’obstacles. Tous, sans exception, ont été ravis de travailler avec nous, désireux de s’impliquer, d’aider chaque fois qu’ils le pouvaient et de collaborer jusqu’à l’exposition elle-même. La plupart des participants connaissaient et soutenaient pleinement notre objectif de collecter des fonds pour le Centre New Leaf, il était important que nous partagions une même volonté et un même objectif.

Kristin-Lee Moolman, Mirza Salim, Lamu, 2020. Photographie disponible à l'achat. 95% des ventes vont au centre de réadaptation New Leaf à Lamu, Kenya. Cliquez pour acheter l'œuvre. Livraison gratuite avec le code ART15
Kristin-Lee Moolman, Mirza Salim, Lamu, 2020. Photographie disponible à l’achat. 95% des ventes vont au centre de réadaptation New Leaf à Lamu, Kenya. Cliquez pour acheter l’œuvre. Livraison offerte avec le code ART15

Quelles ont été les modalités pratiques que vous avez dû suivre d’un point de vue personnel et culturel ?

K&L : En termes de pratiques et de cultures différentes, Lamu n’est pas différent de tout autre endroit que vous visiteriez en tant que photographe étranger. Photographier des sujets qui ne sont pas des modèles professionnels dans un pays qui n’est pas le vôtre signifie que vous devez adopter une conscience de soi accrue et veiller à être respectueux des gens et de leurs mœurs. Il est toujours bon de garder à l’esprit que les personnes photographiées vous rendent service, et non l’inverse. Le fait d’être étranger et de ne pas parler les langues locales pose de petits problèmes, mais c’est finalement quelque chose qui est facilement surmonté. Nous nous sommes assurées d’avoir quelqu’un qui puisse traduire correctement. Ce qui est important, c’est de faire en sorte que les personnes que vous photographiez se sentent suffisamment à l’aise pour être elles-mêmes, quelles que soient vos différences culturelles ou les langues que vous parlez.

Nous nous sommes surtout sentis honorées d’avoir été accueillis si chaleureusement, et avec un tel esprit de collaboration.

Les œuvres de cette série photographique sont disponibles à la vente sur artskop.com en partenariat avec Artskop3437. 95% des ventes sont reversées à l’association New Leaf au Kenya. L’exposition en ligne se poursuit jusqu’au 31 janvier 2021. Artskop3437 livre dans le monde entier et offre exceptionnellement la livraison pour tout achat d’une photo de la série jusqu’au 31 décembre 2020.

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