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	<title>Kendell Geers &#8211; Artskop</title>
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	<description>Art Powerhouse for Africa, crossing times and borders</description>
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	<title>Kendell Geers &#8211; Artskop</title>
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		<title>Esprit Es-Tu Là ?Kendell Geers chez Carpenters Workshop Gallery</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Artskop3437]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Feb 2022 21:02:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Carpenters Workshop Gallery accueille l’artiste sud-africain Kendell Geers. Intitulée Flesh of the spirit, l&#8217;exposition réunit une série d’œuvres sculpturales inédites, &#8230;</p>
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<p class="has-drop-cap"><a href="https://carpentersworkshopgallery.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Carpenters Workshop Gallery (opens in a new tab)">Carpenters Workshop Gallery</a> accueille l’artiste sud-africain Kendell Geers. Intitulée <em>Flesh of the spiri</em>t, l&rsquo;exposition réunit une série d’œuvres sculpturales inédites, du 13 janvier au 31 mars 2022.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" width="1024" height="694" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_5-2-1024x694.jpg" alt="Kendell Geers, Flesh of the Spirit. Courtesy of Carpenters Workshop Gallery." class="wp-image-28165" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_5-2-1024x694.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_5-2-600x406.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_5-2-768x520.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Kendell Geers, Flesh of the Spirit. Courtesy of Carpenters Workshop Gallery.</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Né dans une famille de la classe ouvrière Afrikaans pendant l’apartheid, Kendell Geers s’est rapidement retrouvé à combattre en première ligne un Crime contre l’Humanité, au cœur des protestations et de l’activisme. Le travail de Kendell Geers, qui se définit lui-même comme un AniMystikAktivist, développe une approche syncrétique mêlant diverses traditions afro-européennes : animisme, activisme, alchimie, mysticisme et magie cérémonielle.</p>



<p>L’art et la philosophie Kongo, Yoruba, mandingues, Ekoï &#8230; ont illuminé les rives des Amériques, connectant entre elles toutes les cultures de l’Atlantique noir. Des signes, des formes, des figures – visibles, tangibles – manifestent l’unité de l’esprit qui se déploie à travers les mers, les îles, les continents. Si les cartes de la mort et de la violence témoignent du temps où les corps africains furent déportés dans les bateaux négriers, elles tissent également les fils d’un récit où l’Afrique s’est continuée ailleurs, hors de ses terres. Non pas simplement une trace. Mais une pulsation. Des reliefs. Un modelé. Des mots, des rites. Une identité. Robert Farris Thompson a recomposé, dans Flash of the spirit, les figures,<br>les couleurs, les idées qui témoignent de cette géographie des similitudes et des filiations spirituelles, esthétiques, des mondes de l’Atlantique noir.</p>



<p><em><strong>Flash of the spirit – Flesh of the spirit</strong></em>. De l’éclat à la chair, quelque chose se démonte, pourtant, chez Kendell Geers. L’esprit n’est plus simplement l’autre mot pour décrire une inspiration commune ; il fait signe vers des phénomènes difficilement explicables, tel un poltergeist – un esprit qui frappe. Car la question de l’identité, de ce qui est un, loge aussi celle du simulacre – ce qui n’a que l’apparence de ce qu’il prétend être. Une fois que l’esprit se fait chair, le faux se confond avec le vrai, l’invisible prend toutes les formes possibles</p>



<p>– ce qui excède nettement le format duel du modèle et de la copie. Dans le monde de l’incarnation, l’unité du référent se brise. Un espace s’ouvre, alors, pour explorer les doubles, le jeu, l’étrangeté, la fausse reconnaissance et les fausses perceptions – les troubles de l’identité. <strong>Qu’est-ce que l’ « art africain » ?</strong> Se compose-t-il de similitudes plastiques tangibles ? Ou même, pour le dire comme Senghor <sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup>, exprime-t-il l’unité d’une spiritualité, d’une philosophie ?</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="683" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/02/geers_carpenters-workshop-gallery_artskop3437-1024x683.jpg" alt="Kendell Geers, Flesh of the Spirit. Courtesy of Carpenters Workshop Gallery." class="wp-image-28137" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_carpenters-workshop-gallery_artskop3437-1024x683.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_carpenters-workshop-gallery_artskop3437-600x400.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_carpenters-workshop-gallery_artskop3437-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Kendell Geers, Flesh of the Spirit. Courtesy of Carpenters Workshop Gallery.</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Sur un support-miroir, une immense sculpture de bronze : une femme sans mains, dont les formes font écho à l’idée fabulée d’une statuaire africaine ancienne qui demeure indéfinie. Elle est entourée de huit masques de bronze, posés sur un appui qui les reflète les uns, les autres. L’un deux est inspiré d’un masque de maladie Pende Mbangu, aux traits déformés, témoignant d’un mal à la fois physique et spirituel. Sur les murs, un papier peint aux couleurs vives. Il pourrait sembler africain, mais il est marqué par une typographie reprise à l’artiste du mouvement hollandais <strong>De Stilj, Théo van Doesburg. </strong>Des Pays-Bas à l’Afrique du Sud – pays de Kendell Geers : l’histoire de l’Empire confronte celle de la création qui, en s’opposant à sa violence, la transforme et façonne une autre compréhension de la vérité. La distorsion des mots « beLIEve », sur le papier peint, pointe les limites de ce que nous croyons. Un texte en guise de reflet. Le dispositif est posé sans détour : <strong>mentir, croire – le mensonge devenu la mesure transparente de nos croyances</strong>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large"><p>La vérité se pare d’une multitude de masques : tout n’est pas venu d’Europe, l’Afrique a également produit sa carte du monde.</p></blockquote>



<p>Dans The invention of Africa, le philosophe Valentin-Yves Mudimbe analyse, dans une veine foucaldienne, le tableau « Exotic tribe » d’Hans Burgkmair, peintre renaissant d’Augsbourg. Il représente un garçon, un homme, une femme assise avec un bébé appuyé contre sa poitrine. Cette peinture exprime un ordre discursif – l’ordre de la ressemblance : il faut appréhender la diversité des cultures à travers une même référence humaine universelle. Les personnages du tableau sont ainsi des blancs peints en noir (blackened whites2). La différence exotique se construit à travers une accumulation de détails (bracelets, cheveux crépus etc.) posée sur un référent initial. Ainsi s’invente l’identité de l’autre, à travers une série d’ajouts et de retranchement qui affectent l’unité du modèle premier européen.</p>



<p>Avec Kendell Geers, c’est ce jeu des ressemblances qui se retourne. Qu’est-ce qui se loge dans notre regard et l’informe ? Le corps de la femme de bronze, présence imposante de Flesh of the spirit, s’affirme comme une énigme. Il est marqué. Cicatrices, entailles – signes de la souffrance, qui rappellent les douleurs, la mémoire qui suffoque. Mais il n’est pas sûr que ce soit, ici, l’image du calvaire qui l’emporte. Les traces le long de la colonne vertébrale sont des traces de doigts, des empreintes digitales qui marquent la peau de métal. Ces mains apposées sur le bronze, ce sont celles de Geers, figure-thaumaturge. Les organes de l’artiste se déplacent d’une sculpture à l’autre : sa bouche, devenue celle de la femme de bronze, se mue pour avaler celle d’un masque. Des tessons de bouteille sont des bras, ils composent ses muscles et son squelette. Un bouchon forme son nombril, un réceptacle apposé sur son abdomen comme les miroirs-reliquaires des Nkisi Nkondi, sculptures de la statuaire Kongo qui, durant la période coloniale, furent appelées des « fétiches ». Chaque Nkisi incarne une force invisible, qui peut être activée, contrôlée ou soumise grâce à un rituel précis. Le miroir est le lieu de la réflexion de l’esprit : il part d’un point à un autre, puis revient. De l’Europe à l’Afrique aux Amériques, il ne s’agit pas d’un aller simple, mais d’une infinité d’allers-retours. L’idée du Centre suffoque et s’effondre.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="667" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_4-2-1024x667.jpg" alt="GEERS_Flesh of the Spirit_Courtesy of Carpenters Workshop Gallery_4-2" class="wp-image-28155" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_4-2-1024x667.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_4-2-600x391.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_4-2-768x500.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Kendell Geers, Flesh of the Spirit. Courtesy of Carpenters Workshop Gallery.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="662" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_11-2-1024x662.jpg" alt="Kendell Geers, Flesh of the Spirit. Courtesy of Carpenters Workshop Gallery." class="wp-image-28168" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_11-2-1024x662.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_11-2-600x388.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_11-2-768x497.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Kendell Geers, Flesh of the Spirit. Courtesy of Carpenters Workshop Gallery.</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>La perception peut s’emballer : la sculpture semble magnétique, chargée comme un Nkisi. Ses formes évoquent les mondes plastiques des peuples Bakongo, mais pourtant tout est de Geers. Deux masques pende dont les nez ont été déformés se logent au milieu des figures qui entourent cette présence centrale. Qu’est- ce qui est africain, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Qu’est-ce qui revient à l’Afrique dans ces jeux de ressemblance esthétiques où l’Europe n’est plus le référent initial ?</p>



<p>Ces questions qui parcourent le travail curatorial de Geers, notamment celui qu’il mena avec Sindika Dokolo pour l’exposition <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Incarnations  (opens in a new tab)" href="http://s960436671.onlinehome.fr/fr/sindika-dokolo-et-kendell-geers-presentent-incarnations-lart-africain-comme-philosophie/" target="_blank"><strong>Incarnations </strong></a>(BOZAR, 2019), se redéployent ici dans son travail d’artiste. Le modèle plastique est <strong>afrocentrique </strong>– il prend l’Afrique pour centre, mais ce qui importe, ce n’est pas de recomposer l’unité d’une identité. Il s’agit de troubler le jeu des continuités et des filiations, de remodeler des familles, créer de nouveaux liens de parenté, en se plaçant des deux côtés du miroir. Les différentes peintures qui composent « Masking tradition », au-delà de leur langage technique, interrogent les présences africaines dans les avant-gardes européennes du début du XXe siècle. Qu’est-ce que reprendre<br>une forme culturelle ? À rebours de toute captation violente, unidimensionnelle. Comment convoquer l’esprit des formes et fabriquer des figures rétives à la possibilité même d’être fixées dans une catégorie, d’être ramenées à l’univocité d’un récit – celui qui croit (beLIEve) qu’il existe un centre et une périphérie ?</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="652" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_17-2-1024x652.jpg" alt="Kendell Geers, Flesh of the Spirit. Courtesy of Carpenters Workshop Gallery." class="wp-image-28160" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_17-2-1024x652.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_17-2-600x382.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/02/geers_flesh-of-the-spirit_courtesy-of-carpenters-workshop-gallery_17-2-768x489.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Kendell Geers, Flesh of the Spirit. Courtesy of Carpenters Workshop Gallery.</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large"><p>L’histoire de l’art occidental n’est pas canonique. Il existe d’autres référents plastiques, même classiques qui, dans le monde contemporain, fécondent les imaginaires et impriment une autre dimension aux œuvres.</p></blockquote>



<p>Non plus simplement les exposer ceintes des murs blancs, qui soulignent leur absoluité. Mais refuser, bien plutôt, qu’elles puissent fonctionner comme un signifiant qui ne fait retour que sur lui-même. Extrait de la vie réelle, dans sa plus immédiate banalité.</p>



<p>Une œuvre peut posséder. Vouloir du mal. Chasser les ennemis. Comme elle peut guérir. Le bronze de Geers, monumental, qui se dresse au milieu du miroir, est un bronze guérisseur. Un Nkisi Nkondi contemporain, composé d’artefacts qui racontent la traversée, souvent violente, de plusieurs mondes. Des textures, recouvertes d’écritures, de signes s’entremêlent sur la matière, forment une multiplicité de couches. La main de l’artiste sur le bronze apaise celleux dont la tête butte contre le langage autoritaire des identités, qui exige qu’on dévoile ou découvre son visage, qui bloque le mouvement en le confrontant à la brutalité d’une frontière, qui contrôle la respiration, les marges ciblées comme une maladie. Relier les corps, voyager, muter. Les œuvres de Geers déploient tous les possibles d’un espace trans. Repaire privilégié et clandestin de celleux qui, perdus de l’autre côté du miroir, convoquent un monde où la physique des corps (s’aimer, se parler, se toucher&#8230;) renforce la puissance rebelle d’un esprit qui n’est que migration. </p>



<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-small-font-size">Texte proposé par Nadia Yala Kisukidi. <em>Philosophe française et africaniste</em>. Spécialiste de la pensée d’Henri Bergson et des études postcoloniales.</p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Souleymane Bachir Diagne, Léopold Sédar Senghor ou l’art africain comme philosophie, Paris, Riveneuve éditions, 2007</div><p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.artskop.com/fr/esprit-es-tu-la-kendell-geers-chez-carpenters-workshop-gallery/">Esprit Es-Tu Là ?Kendell Geers chez Carpenters Workshop Gallery</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.artskop.com/fr">Artskop</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sindika Dokolo et Kendell Geers présentent « Incarnations. L’art africain comme philosophie »</title>
		<link>https://www.artskop.com/fr/sindika-dokolo-et-kendell-geers-presentent-incarnations-lart-africain-comme-philosophie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Artskop3437]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2019 07:42:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec près de 5 000 chefs-d&#8217;oeuvre d’art classique et contemporain africain, la  collection d’art de Sindika Dokolo est considérée comme &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6>Avec près de 5 000 chefs-d&rsquo;oeuvre d’art classique et contemporain africain, la<span class="Apple-converted-space">  </span>collection d’art de Sindika Dokolo est considérée comme l’une des plus belles et des plus vastes au monde. L’exposition <em>« IncarNations. L’art africain comme philosophie »</em> présentera une partie de cette célèbre collection du 28 juin au 6 octobre 2019, au <a href="https://www.bozar.be/fr" target="_blank" rel="noopener">Palais des Beaux art de Bruxelles.</a></h6>
<p>L’artiste et commissaire sud-africain Kendell Geers et le collectionneur d’art congolais Sindika Dokolo ont sélectionné environ 150 œuvres de l’imposante collection de ce dernier. L’objectif est d’inviter le visiteur à opérer un changement de perspective dans son regard sur l’art africain d’hier et celui d’aujourd’hui, par la mise en évidence de la spiritualité qui les relie.</p>
<p>
<a class="lightbox" data-width="5906" data-height="8268" data-title="Kongo/Vili nkisi Figure
Democratic Republic of the Congo
© Paso Doble - studio Philippe de Formanoir
" href='https://www.artskop.com/fr/sindika-dokolo-et-kendell-geers-presentent-incarnations-lart-africain-comme-philosophie/kongo-vili-nkisi-african-art-dokolo-sindika-artskop-artskop3437/'><img width="429" height="600" src="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/kongo-vili-nkisi-african-art-dokolo-sindika-artskop-artskop3437-429x600.jpg" class="attachment-medium size-medium" alt="Kongo/Vili nkisi Figure Democratic Republic of the Congo © Paso Doble - studio Philippe de Formanoir" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/kongo-vili-nkisi-african-art-dokolo-sindika-artskop-artskop3437-429x600.jpg 429w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/kongo-vili-nkisi-african-art-dokolo-sindika-artskop-artskop3437-768x1075.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/kongo-vili-nkisi-african-art-dokolo-sindika-artskop-artskop3437-731x1024.jpg 731w" sizes="(max-width: 429px) 100vw, 429px" /></a>
<a class="lightbox" data-width="5906" data-height="8268" data-title="Mano Mask
Republic of Côte d'Ivoire
© Paso Doble - studio Philippe de Formanoir
" href='https://www.artskop.com/fr/sindika-dokolo-et-kendell-geers-presentent-incarnations-lart-africain-comme-philosophie/mano-mask-africain-art-dokolo-sindika-artskop/'><img width="429" height="600" src="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/mano-mask-africain-art-dokolo-sindika-artskop-429x600.jpg" class="attachment-medium size-medium" alt="Mano Mask Republic of Côte d&#039;Ivoire © Paso Doble - studio Philippe de Formanoir" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/mano-mask-africain-art-dokolo-sindika-artskop-429x600.jpg 429w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/mano-mask-africain-art-dokolo-sindika-artskop-768x1075.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/mano-mask-africain-art-dokolo-sindika-artskop-731x1024.jpg 731w" sizes="(max-width: 429px) 100vw, 429px" /></a>
</p>
<p>C’est ainsi la première fois que les œuvres anciennes et contemporaines de cette collection seront présentées ensemble au public. <em>IncarNations</em> se veut un mélange autant qu’un échange entre l’art classique et l’art contemporain d’Afrique et de ses diasporas. Les masques, images et objets historiques y font office de jalons et ancrent les œuvres contemporaines dans le contexte ancien d’une création vivante.</p>
<p><figure id="attachment_6691" aria-describedby="caption-attachment-6691" style="width: 753px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-6691" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2019/06/modisakeng-mohau-whatiftheworld-artskop-artskop3437.jpg" alt="Mohau Modisakeng, Passage, Video three channel, 2017, dimensions variables © Image courtesy of Mohau Modisakeng and WHATIFTHEWORLD" width="753" height="500" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/modisakeng-mohau-whatiftheworld-artskop-artskop3437.jpg 1280w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/modisakeng-mohau-whatiftheworld-artskop-artskop3437-600x398.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/modisakeng-mohau-whatiftheworld-artskop-artskop3437-768x510.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/modisakeng-mohau-whatiftheworld-artskop-artskop3437-1024x680.jpg 1024w" sizes="(max-width: 753px) 100vw, 753px" /><figcaption id="caption-attachment-6691" class="wp-caption-text">Mohau Modisakeng, Passage, Video three channel, 2017, dimensions variables © Image courtesy of Mohau Modisakeng and WHATIFTHEWORLD</figcaption></figure></p>
<p>L’exposition présente des œuvres de Sammy Baloji, William Kentridge, Wangechi Mutu, OtobongNkanga, Yinka Shonibare, Pascale Marthine Tayou, Ana Mendieta, Kehinde Wiley, Andres Serrano, Aida Muluneh, Mwangi Hutter, Hank Willis Thomas, Tracey Rose, Adrian Piper, Lubaina Himid, RogerBallen, Zanele Muholi, Phyllis Galembo,&#8230;</p>
<p><figure id="attachment_6693" aria-describedby="caption-attachment-6693" style="width: 644px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-6693" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2019/06/andrianomearisoa-joel-art-contemporain-artskop-artskop3437.jpg" alt="Joel Andrianomearisoa, NY Flow, Textile, 2010, 300 x 300 cm, © Courtesy of the artist" width="644" height="429" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/andrianomearisoa-joel-art-contemporain-artskop-artskop3437.jpg 5616w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/andrianomearisoa-joel-art-contemporain-artskop-artskop3437-600x400.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/andrianomearisoa-joel-art-contemporain-artskop-artskop3437-768x512.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/andrianomearisoa-joel-art-contemporain-artskop-artskop3437-1024x683.jpg 1024w" sizes="(max-width: 644px) 100vw, 644px" /><figcaption id="caption-attachment-6693" class="wp-caption-text">Joel Andrianomearisoa, NY Flow, Textile, 2010, 300 x 300 cm, © Courtesy of the artist</figcaption></figure></p>
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<p>En réaction à la tendance d’appréciation de l’art africain basée sur la qualité esthétique des œuvres, sur leur origine et leur contexte ethnographique,<em> IncarNations</em> propose une autre approche, afrocentrique : <em>« l’art africain comme philosophie »</em> en référence à la pensée de Léopold Sedar Senghor et à l’analyse qui en est faite par le philosophe Souleymane Bachir Diagne.</p>
<p>Pour comprendre l’art, il est en effet important de s’intéresser au contexte y compris spirituel des œuvres. Un masque africain qui était créé pour représenter une transformation symbolique, permettait à la personne qui le portait d’incarner une divinité. Cette même force spirituelle est incorporée dans les œuvres d’art classique et celles d’art contemporain.</p>
<p><figure id="attachment_6697" aria-describedby="caption-attachment-6697" style="width: 687px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-6697" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2019/06/kendell-geers-bozar-bruxelles-artskop-artskop3437.jpg" alt="Kendell Geers, Twilight of the Idols (Fetish), Emergency chevron tape, lost object and nails, 2002, 64 X 35 X 30 cm, © Courtesy of the artist" width="687" height="458" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/kendell-geers-bozar-bruxelles-artskop-artskop3437.jpg 5616w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/kendell-geers-bozar-bruxelles-artskop-artskop3437-600x400.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/kendell-geers-bozar-bruxelles-artskop-artskop3437-768x512.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/kendell-geers-bozar-bruxelles-artskop-artskop3437-1024x683.jpg 1024w" sizes="(max-width: 687px) 100vw, 687px" /><figcaption id="caption-attachment-6697" class="wp-caption-text">Kendell Geers, Twilight of the Idols (Fetish), Emergency chevron tape, lost object and nails, 2002, 64 X 35 X 30 cm, © Courtesy of the artist</figcaption></figure></p>
<p><em>« Twilight of the Idols »</em> de Kendell Geers, une statuette magico-religieuse emballée dans du ruban de sécurité, accueille les visiteurs. Cette œuvre, où se rencontrent l’art classique et l’art contemporain, représente la clé de l’exposition par ses forces spirituelles complexes et son caractère <em>« stratifié »</em>.</p>
<p><figure id="attachment_6683" aria-describedby="caption-attachment-6683" style="width: 688px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-6683" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2019/06/galembo-phyllis-gallery-steven-kasher-artskop.jpg" alt="Phyllis Galembo, Akata Masquerade, Fuji crystal archive print, 2004, 157,5 x 156 cm, © Phyllis Galembo, Courtesy Steven Kasher Gallery" width="688" height="680" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/galembo-phyllis-gallery-steven-kasher-artskop.jpg 2305w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/galembo-phyllis-gallery-steven-kasher-artskop-600x593.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/galembo-phyllis-gallery-steven-kasher-artskop-768x760.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/galembo-phyllis-gallery-steven-kasher-artskop-1024x1013.jpg 1024w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption id="caption-attachment-6683" class="wp-caption-text">Phyllis Galembo, Akata Masquerade, Fuji crystal archive print, 2004, 157,5 x 156 cm, © Phyllis Galembo, Courtesy Steven Kasher Gallery</figcaption></figure></p>
<p>Le parcours aborde de manière organique des thèmes tels que l’animisme, la Négritude, le féminisme, l’identité, la mascarade, la performance, le fétiche, les mouvements de libération, les traditions du masque et l’esprit. Les chefs-d’œuvre classiques bénéficient d’une place centrale, en tant que garants spirituels de l’exposition autour desquels sont agencées les pièces contemporaines. La scénographie de Bruno De Veth,un ensemble contrasté d’images, de sons et de couleurs, évoque le dynamisme d’une métropole africaine et confère une vitalité aux œuvres présentées.</p>
<p><figure id="attachment_6662" aria-describedby="caption-attachment-6662" style="width: 634px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-6662" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2019/06/map-africa-art-africain-artskop-artskop3437.jpg" alt="Map Maker: Ramusio, Africa, 1556" width="634" height="517" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/map-africa-art-africain-artskop-artskop3437.jpg 2048w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/map-africa-art-africain-artskop-artskop3437-600x490.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/map-africa-art-africain-artskop-artskop3437-768x627.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/06/map-africa-art-africain-artskop-artskop3437-1024x836.jpg 1024w" sizes="(max-width: 634px) 100vw, 634px" /><figcaption id="caption-attachment-6662" class="wp-caption-text">Map Maker: Ramusio, Africa, 1556</figcaption></figure></p>
<blockquote><p>Avec <em>IncarNations</em>, Sindika Dokolo et Kendell Geers interrogent la complexité de l’identité africaine selon une perspective résolument africaine.</p></blockquote>
<p style="text-align: left;">L’Afrique est en effet un continent ancien comptant 54 pays, des milliers de langues et dialectes, de traditions, et autant de contrastes et d’hétérogénéité. L’esprit africain a suivi la diaspora à travers les routes de l’esclavage, les routes coloniales, commerciales, et d’exil et s’est diffusé dans le monde entier. Il a ainsi influencé les traditions brésiliennes, cubaines, européennes et américaines.</p>
<p style="text-align: center;">Paradoxalement donc, les arts africains échappent à une définition géographique, notamment par l&rsquo;importance des diasporas de ce continent. Aussi, construire une collection en assumant une identité africaine pose la question même :                      « qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;art africain ? »</p>
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<p>*Plus de détails sur cet évènement <a href="http://s960436671.onlinehome.fr/incarnations-lart-africain-comme-philosophie/?lang=fr">→ ICI</a></p>
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