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	<title>Meriem Berrada &#8211; Artskop</title>
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	<description>Art Powerhouse for Africa, crossing times and borders</description>
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		<title>Outsiders/Insiders? Les artistes d’Essaouira s&#8217;exposent au MACAAL</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Artskop3437]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Apr 2021 16:30:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL), Marrakech, accueille&#160;Outsiders/Insiders? Artistes d’Essaouira des collections Fondation Alliances et Fundación Yannick y &#8230;</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" width="960" height="966" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2021/04/abdelmalek-berhiss-artistes-essaouira-macaal-artskop3437.jpg" alt="Abdelmalek Berhiss, Composition, 1996 Acrylique sur toile, 99 x 99 cm Collection Fundación Yannick y Ben Jakober/Museo Sa Bassa Blanca
Outsiders/Insiders? Les artistes d’Essaouira s'exposent au MACAAL" class="wp-image-26069" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/abdelmalek-berhiss-artistes-essaouira-macaal-artskop3437.jpg 960w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/abdelmalek-berhiss-artistes-essaouira-macaal-artskop3437-150x150.jpg 150w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/abdelmalek-berhiss-artistes-essaouira-macaal-artskop3437-596x600.jpg 596w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/abdelmalek-berhiss-artistes-essaouira-macaal-artskop3437-768x773.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption> Abdelmalek Berhiss, Composition, 1996
Acrylique sur toile, 99 x 99 cm
Collection Fundación Yannick y Ben Jakober/Museo Sa Bassa Blanca</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-drop-cap">Le Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (<strong>MACAAL</strong>), Marrakech, accueille&nbsp;<strong><em>Outsiders/Insiders? Artistes d’Essaouira des collections Fondation Alliances et Fundación Yannick y Ben Jakober</em></strong>, une exposition collective ouverte au public du 11 mars au 25 juillet 2021. Elle présente&nbsp;<strong>une vaste sélection d’œuvres</strong> de pas moins de 23 <strong>artistes singuliers d’Essaouira</strong>&nbsp;des collections de la <strong>Fundación Yannick y Ben Jakober/Museo Sa Bassa Blanca et de la Fondation Alliances</strong> parmi lesquels Mohamed Tabal, Ali Maimoun, Regragui Bouslai et Abdelmalek Berhiss<strong>.</strong> À&nbsp;travers une variété de médiums, d’œuvres inédites et d’archives,&nbsp;Outsiders/Insiders? tente de révéler comment cette petite ville portuaire aux&nbsp;influences multiples est devenue le terreau d’une scène créative atypique.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Hétéroclites et libres de tout académisme </h2>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Musique, légendes, art, artisanat, religion, mythes, poésie, architecture, cultures multiples et traditions sont autant de thématiques liées à Essaouira. Anciennement nommée Mogador par les Portugais, cette ville portuaire se situe au carrefour des civilisations. Empreinte au fil des siècles des cultures arabe, juive, berbère et subsaharienne, il s’agit d’un laboratoire de coexistence culturelle dans lequel la création se déploie librement.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="679" height="971" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2021/04/regraguia-benhila-artistes-essaouira-macaal-artskop3437.jpg" alt="Regraguia Benhila, Sans titre, 1993 Acrylique sur papier, 47 x 60 cm Private collection
Outsiders/Insiders? Les artistes d’Essaouira s'exposent au MACAAL" class="wp-image-26067" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/regraguia-benhila-artistes-essaouira-macaal-artskop3437.jpg 679w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/regraguia-benhila-artistes-essaouira-macaal-artskop3437-420x600.jpg 420w" sizes="(max-width: 679px) 100vw, 679px" /><figcaption>Regraguia Benhila, Sans titre, 1993 Acrylique sur papier, 47 x 60 cm Private collection</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Les artistes souiris sont inclassables et hétéroclites</strong>.&nbsp;Sans formation académique, natifs d’un territoire n’ayant jamais été influencé par les écoles des&nbsp;Beaux-Arts, ils puisent leur inspiration dans les références multiples que concentre la ville. Ces créateurs autodidactes ont ainsi réussi à générer une iconographie et une plasticité singulière. Leur peinture est tout à la fois instinctive et réfléchie, simple et riche, mystérieuse et éloquente. Leurs&nbsp;œuvres ont en commun la fluidité de la courbe, la&nbsp;profusion des formes et la richesse des couleurs. Les mouvements ondulatoires répétés inspirés&nbsp;conjointement de l’eau, du souffle, de la musique et de la transe font apparaître pêle-mêle formes anthropomorphes, créatures oniriques et symboles protecteurs. <strong>Art du mouvement perpétuel et de la régénération constante des formes</strong>, ces œuvres ouvrent la porte à un monde mystérieux, mystique, d’une grande complexité.</p>



<p><em>« La plupart de ces artistes invoquent des forces surnaturelles dont ils ne seraient que les jouets ou les instruments. Ils se mettent dans un état semi-conscient qui les rend réceptifs à des énergies qui&nbsp;les dépassent. On mettra évidemment ce mode d’inspiration en relation avec les courants religieux&nbsp;qui se sont entrecroisés à Essaouira, notamment le soufisme, l’animisme, et les rituels importés par&nbsp;la diaspora noire, dans lesquels la transe et la magie jouent un grand rôle. » </em><strong>Michel Thévoz</strong>, écrivain, historien de l&rsquo;art, philosophe, conservateur&nbsp;de la Collection de l’Art Brut (Lausanne).</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Une création ancrée dans l&rsquo;héritage de la ville d&rsquo;Essaouira</h2>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Qu’ils soient inspirés par l’architecture, le multiculturalisme, la religion ou l’environnement, le travail&nbsp;de ces artistes entre en forte résonnance&nbsp;avec la ville d’Essaouira.</p>



<p>Par leur démarche et leur pratique, certains artistes souiris se font les conservateurs des traditions et rites&nbsp;ancestraux. Chercheur et conservateur du Musée des Arts Populaires d’Essaouira, <strong>Boujemâa&nbsp;Lakhdar</strong> introduit dans ses sculptures des figures géométriques ciselées remontant aux sources même de ce graphisme symbolique en interrogeant les livres de magie populaire. Initié aux pratiques&nbsp;des anciens artisans par le biais de l’observation participative, il a su maîtriser et faire la synthèse de leur savoir ancestral, transposé au sein de compositions artistiques fort savantes. <strong>En peinture, Ali Maimoun puise son inspiration dans les sujets du quotidien, y intégrant des figures issues des mythologies africaines.</strong></p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="633" height="1024" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2021/04/ali-maimoun-artistes-essaouira-outsiders-insiders-macaal-artskop3437-633x1024.jpg" alt="Ali Maimoun, Sans titre Peinture sur panneau de bois, 123 x 153 cm Collection Fondation Alliances
Outsiders/Insiders? Les artistes d’Essaouira s'exposent au MACAAL" class="wp-image-26063" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/ali-maimoun-artistes-essaouira-outsiders-insiders-macaal-artskop3437-633x1024.jpg 633w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/ali-maimoun-artistes-essaouira-outsiders-insiders-macaal-artskop3437-371x600.jpg 371w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/ali-maimoun-artistes-essaouira-outsiders-insiders-macaal-artskop3437-768x1243.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/ali-maimoun-artistes-essaouira-outsiders-insiders-macaal-artskop3437.jpg 842w" sizes="(max-width: 633px) 100vw, 633px" /><figcaption> Ali Maimoun, Sans titre
Peinture sur panneau de bois, 123 x 153 cm Collection Fondation Alliances</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Il se fait ainsi le témoin du patrimoine traditionnel, de ses coutumes et ses rites, auxquels il apporte sa touche personnelle. Puisant dans leur propre vécu, d’autres artistes utilisent leur environnement comme point de départ.&nbsp;Initié très jeune au culte gnaoua, <strong>Mohamed Tabal </strong>transpose <strong>ses rythmes en véritables chorégraphies picturales</strong>. Narrative, sa peinture raconte aussi bien les fêtes et <strong>rituels gnaoua </strong>que la vie quotidienne dans toute sa richesse et sa diversité. Conteur visuel poétique, <strong>Regragui Bouslai</strong> vient de la tradition&nbsp;des expressions orales. S<strong>es œuvres fantasmagoriques ont une naïveté douce qui suggère que le monde qu’il peint est son Eden.</strong></p>



<p>Bien que discrète, la création au féminin n’est pas en reste.&nbsp;<em>Outsiders/Insiders?</em> met en lumière le travail de <strong>Regraguia Benhila</strong>, <strong>figure de proue féminine de ce mouvement pictural informel.</strong> Libre et singulière, elle invite à un spectacle scénographique surchargé de lignes fluides et sinueuses. Les&nbsp;figures schématiques qui en émergent sont telles des résurgences oniriques d’une mémoire ancestrale.</p>



<p>Originaire de la région de Marrakech, <strong>Abdelkader Bentajar</strong>&nbsp;fait figure d’exception parmi ces natifs&nbsp;d’Essaouira. Pourtant, <strong>ses peintures oniriques sont imprégnées des couleurs traditionnelles de la ville</strong>. Le bleu et le blanc de ses œuvres se mélangent et <strong>construisent des océans limpides et des nuages peuplés de personnages et de créatures imaginaires.</strong></p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="669" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2021/04/abdelkader-bentajar-artistes-assaouira-insiders-outsiders-macaal-artskop3437-1024x669.jpg" alt="Abdelkader Bentajar, Composition Huile sur panneau, 97,2 x 140 cm Collection Fundación Yannick y Ben Jakober/Museo Sa Bassa Blanca" class="wp-image-26061" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/abdelkader-bentajar-artistes-assaouira-insiders-outsiders-macaal-artskop3437-1024x669.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/abdelkader-bentajar-artistes-assaouira-insiders-outsiders-macaal-artskop3437-600x392.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/abdelkader-bentajar-artistes-assaouira-insiders-outsiders-macaal-artskop3437-768x501.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/abdelkader-bentajar-artistes-assaouira-insiders-outsiders-macaal-artskop3437.jpg 1190w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption> Abdelkader Bentajar, Composition
Huile sur panneau, 97,2 x 140 cm
Collection Fundación Yannick y Ben Jakober/Museo Sa Bassa Blanca</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Grâce à une lecture plus contemporaine de ce mouvement artistique, l’exposition propose à travers une scénographie immersive réalisée par l’architecte et artiste marocain Othmane Bengebara</strong>, une&nbsp;véritable invitation au voyage dans l’univers frénétique et surréaliste de ces artistes.</p>



<p><em>«&nbsp;Loin du satisfecit ou de la complaisance, cette escale est et restera le marqueur d’un espace et d’un&nbsp;moment qui&nbsp;sont ceux d’un Maroc définitivement curieux, ouvert à la diversité et réconcilié avec toutes&nbsp;les formes de la contemporanéité. Un Maroc qui sait désormais reconnaître et accepter ce&nbsp;mouvement de la vie qui ne s’est jamais mieux exprimé que par la liberté&nbsp;de créer. »</em> André Azoulay, journaliste, économiste et homme politique, Conseiller de S.M. le Roi du Maroc.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Frédéric Damgaard, pionnier défenseur des artistes d&rsquo;Essaouira</h2>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Cette exposition est dédiée au critique d&rsquo;art, historien et galeriste Frédéric Damgaard. Né à Svendborg (Danemark), il fait des études d’Histoire de l’Art à la Sorbonne ainsi qu’à l’École du Louvre avant de créer des galeries d’art spécialisées dans les arts de l’islam à Paris et Nice. Lors de sa première visite à Essaouira en 1987&nbsp;n’existent aucune galerie d’art au sein de la ville ni d’artiste exposant ses œuvres. </p>



<p>Séduit par l’ancienne&nbsp;Mogador&nbsp;et son vivier de créateurs, il s’y installe définitivement en 1987 et fonde en 1988 la galerie d’art Damgaard, première galerie d’art d’Essaouira. Y sont représentés peintres locaux et sculpteurs sur bois,&nbsp;parmi lesquels Mohamed Tabal, Regragui Bouslai, Rachid Amarhouch, Mustapha Asmah et Said Ouarzaz. Frédéric Damgaard a fortement contribué à la compréhension de l’art des peintres d’Essaouira et de la culture gnaoua. Il a notamment été décoré par S.M. le Roi du Maroc de l’ordre d’Officier du Wissam Alaoui pour ses efforts de promotion de la ville d’Essaouira et de ses artistes.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">La collection de la <strong><em>Fundación Yannick y Ben Jakober</em></strong></h2>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="683" height="1024" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2021/04/mohamed-tabal-artistes-essaouira-macaal-artskop3437-683x1024.jpg" alt="Mohamed Tabal, Autoportrait 2 Huile sur panneau, 66,5 x 55,5 cm Collection Fundación Yannick y Ben Jakober/Museo Sa Bassa Blanca. 
Outsiders/Insiders? Les artistes d’Essaouira s'exposent au MACAAL" class="wp-image-26065" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/mohamed-tabal-artistes-essaouira-macaal-artskop3437-683x1024.jpg 683w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/mohamed-tabal-artistes-essaouira-macaal-artskop3437-400x600.jpg 400w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2021/04/mohamed-tabal-artistes-essaouira-macaal-artskop3437-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption> Mohamed Tabal, Autoportrait 2
Huile sur panneau, 66,5 x 55,5 cm
Collection Fundación Yannick y Ben Jakober/Museo Sa Bassa Blanca</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Yannick Vu and Ben Jakober sont un couple d’artistes et collectionneurs. Respectivement peintre et&nbsp;sculptrice franco-vietnamienne et sculpteur autrichien, Yannick et Ben Jakober pensent et créent leurs&nbsp;œuvres ensemble depuis 1992. Philanthropes et fervent défenseurs des&nbsp;Arts et de la Culture, Ben et Yannick Jakober sont à l’origine d’une fondation d’art et du musée msbb, situés près d’Alcudia sur l’île de Majorque, en Espagne.</p>



<p>Parmi les multiples&nbsp;œuvres&nbsp;qui composent leur collection, celles des artistes peintres de la région&nbsp;d’Essaouira tiennent une place autrement importante. Elles témoignent d’un attachement particulier à&nbsp;cette région côtière du Maroc et sa culture métissée. La part marocaine de leur collection compte plusieurs&nbsp;centaines d’œuvres, principalement des peintures et sculptures, et représente les principaux artistes de&nbsp;l’École d’Essaouira, parmi lesquels Mohamed Tabal, Boujemâa Lakhdar, Ali Maïmoun,&nbsp;Regragui Bouslai, Abdelmalek Berhiss et Abdellah El Atrach. Au-delà des tableaux, ils collectionnent également les tapis traditionnels aux couleurs vives tissés par les femmes souiries.</p>



<p>L’exposition&nbsp;<em><strong>Outsiders/Insiders?</strong></em>&nbsp;s’accompagnera d’un programme éducatif et culturel riche&nbsp;comprenant des visites scolaires et visites guidées (sur réservation), des conférences, des rencontres avec artistes, artisans et acteurs culturels, des ateliers créatifs et des projections. Dans la lignée de&nbsp;sa volonté de transmission, de partage et de diffusion de l’art et afin de la rendre accessible à un public élargi, le MACAAL a également initié un partenariat avec la ville d’Essaouira et ses acteurs culturels pour réaliser une partie de la programmation culturelle de l’exposition au sein de la ville.</p>



<div style="height:63px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h6 class="wp-block-heading"><em><strong>Outsiders/Insiders?</strong></em></h6>



<h6 class="wp-block-heading">Artistes d’Essaouira des collections&nbsp;Fondation Alliances et Fundación Yannick y Ben Jakober</h6>



<h6 class="wp-block-heading"><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL) (opens in a new tab)" href="http://macaal.org" target="_blank">Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL)</a></h6>



<h6 class="wp-block-heading">Du 11 mars&nbsp;au 25 juillet 2021</h6>



<h6 class="wp-block-heading">Commissariat : Janine Dieudji &amp; Meriem Berrada</h6>



<h6 class="wp-block-heading">Scénographie : Othmane Bengebara</h6>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Entretien avec Meriem Berrada: Directrice Artistique du MACAAL</title>
		<link>https://www.artskop.com/fr/meriem-berrada-directrice-artistique-macaal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Artskop3437]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2020 09:57:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communauté]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[MACAAL]]></category>
		<category><![CDATA[Meriem Berrada]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Challenges artistiques et management culturel d&#8217;un musée au sein d&#8217;un écosystème Artskop3437 s&#8217;est entretenu avec la directrice artistique du MACAAL: &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Challenges artistiques et management culturel d&rsquo;un musée au sein d&rsquo;un écosystème</h2>



<div style="height:26px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="683" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2020/05/material-insanity-omar-tajemouati-1024x683.jpg" alt="Exposition Material Insanity  au MACAAL. © Omar Tajemouati. Entretien avec Meriem Berrada: directrice artistique du MACAAL" class="wp-image-18738" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/material-insanity-omar-tajemouati-1024x683.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/material-insanity-omar-tajemouati-600x400.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/material-insanity-omar-tajemouati-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Vue de l&rsquo;exposition Material Insanity au MACAAL. © Omar Tajemouati</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Artskop3437 s&rsquo;est entretenu avec la directrice artistique du MACAAL: Meriem Berrada.<strong>&nbsp;</strong>Ce fût l&rsquo;occasion d&rsquo;échanger autour des challenges du métier et de sa vision du musée. Selon elle, <em>« </em><strong><em>chaque musée devrait avoir le rôle que lui offre son territoire, dont ses publics ont besoin et répondre aux réalités de son écosystème »</em>.</strong> Retour sur l&rsquo;interview.</p>



<p><strong><em>Meriem Berrada, pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, en quoi consiste votre mission en tant que Directrice artistique du MACAAL ?</em></strong></p>



<p>Assurant la direction des projets culturels de la Fondation Alliances, j’ai été tout d’abord en charge du développement du MACAAL à travers l’élaboration de son projet scientifique et culturel. Depuis son ouverture en 2016,<strong> je m’occupe de la programmation des expositions &#8211; parfois leur commissariat -, de la création des contenus ainsi que de la conception du programme de médiation. J’assure également la direction de l’ensemble des éditions et publications du musée </strong>puisque nous faisons tout en interne. Je veille également à la mise en œuvre de toutes ces actions en manageant les équipes.&nbsp;</p>



<p>Aussi, <strong>ma mission relève de la stratégie et du développement en termes de communication mais également de mise en place de programmes structurants pour le MACAAL.</strong> </p>



<p><strong><em>Pouvez-vous nous en dire plus sur certains des projets que vous avez mis en place depuis la création du MACAAL ? </em></strong></p>



<p>En 2017, j’ai conçu le <strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="MACAAL Lab  (opens in a new tab)" href="http://macaal.org/mediation/macaal-lab/" target="_blank">MACAAL Lab </a></strong>comme un <strong>espace d’expérimentation visant à valoriser et sensibiliser sur les pratiques contemporaines</strong>: une salle du musée est spécifiquement dédiée à l’œuvre d’un artiste dont la pratique inclut l’utilisation des nouveaux médias&nbsp;(son, vidéo, installation). Ceci, accompagné d’un programme de <strong>workshops gratuits</strong>, en présence de l’artiste autour du processus de création de l’œuvre, de sa réalisation et de l’utilisation des nouvelles technologies dans l’art.</p>



<p>Plus récemment, nous avons pu concrétiser un projet de transmission que j’avais à cœur, le <strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="MACAAL Bootcamp (opens in a new tab)" href="http://macaal.org/formation/" target="_blank">MACAAL Bootcamp</a></strong>. <strong>Destiné à renforcer les compétences des agents culturels travaillant spécifiquement dans le secteur de l’art contemporain sur le continent. </strong>Ce programme de formation intensive s’est tenu pour la première fois en janvier dernier. Combinant workshops et masterclass sur les savoirs fondamentaux du secteur, animés par des mentors aux parcours inspirants, cette formation inédite en management culturel appliqué à la réalité de nos écosystèmes participera je l’espère à doter nos institutions de leaders et non de simples exécutants.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="683" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2020/05/premiere-promotion-macaal-bootcamp-artskop3437-1024x683.jpg" alt="Première promotion Du Bootcamp - programme de formation des leaders culturels au MACAAL. © MACAAL
Entretien avec Meriem Berrada: directrice artistique du MACAAL" class="wp-image-18736" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/premiere-promotion-macaal-bootcamp-artskop3437-1024x683.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/premiere-promotion-macaal-bootcamp-artskop3437-600x400.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/premiere-promotion-macaal-bootcamp-artskop3437-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Première promotion du Bootcamp 2020 &#8211; programme de formation des leaders culturels au MACAAL. © Ayoub El Bardii</figcaption></figure>



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<p><strong><em>Comment construisez-vous une exposition ? Comment choisissez vous ce qui va ou peut être présenté dans le musée (thématiques, pratiques artistiques, artistes, géographies) ?&nbsp;</em></strong></p>



<p>Avec un rythme d’exposition biannuel, notre programmation est indissociable de l’âge du musée. Si les premières expositions visaient à ancrer le MACAAL dans sa dimension panafricaine, en montrant les œuvres présentes dans la collection des mécènes,<strong> la sélection s’est peu à peu resserrée autour de «&nbsp;projets&nbsp;» à part entière en accordant une place particulière à la commission d’œuvres</strong>. L’ouverture du <strong>MACAAL Résidence </strong>a également permis de faire aboutir davantage de productions d’œuvres car, outre les quatre lauréats annuels du programme de résidence, <strong>nous y accueillons les artistes présentés dans le cadre des expositions du musée.</strong></p>



<p><strong>Nous ne nous imposons jamais de thématique mais restons en lien avec notre environnement et l’actualité, sans s’éloigner de l’ADN du musée. </strong>C’est avant tout le projet d’un collectionneur, d’une famille qui a souhaité mettre sa collection à disposition du grand public et il m’a toujours semblé important de conserver cet esprit dans l’accomplissement de ma mission. <strong>Pour beaucoup de publics, la réalité de l’art contemporain africain était une découverte.</strong> Souvent réduite à une figuration primitive et colorée, il était nécessaire de montrer la diversité et la qualité de l’expression artistique et ses divers médiums, issue des quatre coins du continent <strong>(</strong><em><strong>Essentiel Paysage, E-mois autobiographie d’une collection, Second Life</strong></em><strong>)</strong>, mais aussi opérer des rapprochements notamment à travers l’exposition&nbsp;<em><strong><a href="https://www.artskop.com/museums/MACAAL-Museum-of-African-Contemporary-Art-Al-Maaden" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Ecritures Esotériques (opens in a new tab)">Ecritures Esotériques</a></strong></em><strong>&nbsp;</strong>où <em><strong>l’alphabet </strong></em>de<strong> Frédéric Bruly Bouabré</strong> (Côte d’Ivoire) a pu dialoguer avec celui de <strong>Houssein Miloudi</strong> (Maroc).</p>



<div style="height:81px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large"><p>« Je suis convaincue qu’un projet, équipement ou toute action doit être cohérent avec le contexte dans lequel il s’inscrit. (&#8230;), l’environnement peut offrir des opportunités de dialogue et de connaissance uniques, dont la création artistique est à mon sens l’un des véhicules les plus pertinents. </p><cite>Meriem Berrada, directrice artistique du MACAAL</cite></blockquote>



<div style="height:89px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Aussi, généralement <strong>les expositions de rentrée sont davantage tournées vers la collection et nos plus récentes acquisitions.</strong> Pour les expositions de février, que nous inaugurons au moment de la foire <a rel="noreferrer noopener" aria-label="1:54 (opens in a new tab)" href="http://s960436671.onlinehome.fr/fr/1-54-foire-dart-contemporain-africain-de-retour-a-marrakech/" target="_blank"><strong>1:54</strong></a>, nous invitons un commissaire extérieur qui ne s’appuie pas de manière systématique sur le fonds existant.&nbsp;</p>



<p>Nos expositions sont pluri-médium, excepté&nbsp;<em><strong>Africa is no island</strong></em><strong>&nbsp;</strong>qui était dédiée à la photographie et qui était en soi une exposition manifeste car elle invitait à voir l’Afrique dans sa complexité et sa diversité et non pas comme un bloc homogène.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="683" height="1024" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2019/12/mohamed-el-baz-africa-is-no-island-macaal-683x1024.jpg" alt="Mohamed El Baz, Africa is no island au MACAAL.
Entretien avec Meriem Berrada: directrice artistique du MACAAL" class="wp-image-12955" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/12/mohamed-el-baz-africa-is-no-island-macaal-683x1024.jpg 683w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/12/mohamed-el-baz-africa-is-no-island-macaal-400x600.jpg 400w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2019/12/mohamed-el-baz-africa-is-no-island-macaal-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption>cVue de l&rsquo;oeuvre de Mohamed El Baz, L<em>ove Suprême, </em>2007 de la série <em>Bricoler l’Incurable</em> <br>Photographie couleur, néons, bois et peinture murale. 180 x 120 cm. Exposition Africa is no Island au MACAAL © Mohamed El Baz and MACAAL. © Saad Alami</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong><em>Bien avant votre poste au musée, vous avez été en charge de divers projets artistiques&nbsp;au sein de la fondation Alliances, fondation initiatrice de la création du MACAAL. Parmi vos nombreux projets, on peut citer la chambre claire, ce programme pour soutenir les photographes émergents d’Afrique ou le programme passerelles qui est une sorte de programme de subventions croisées combinant approche culturelle et centre social par le biais d&rsquo;ateliers de sensibilisation à la création contemporaine dans les zones urbaines périphériques. Il semblerait que vous ayez apporté avec vous une certaine vision de ce que peut être un engagement culturel sur un territoire. Quelle est votre vision pour le MACAAL ? Comment voyez vous le rôle d’un Musée au 21e siècle ?&nbsp;</em></strong></p>



<p>En effet, <strong>je suis convaincue qu’un projet, équipement ou toute action doit être cohérent avec le contexte dans lequel il s’inscrit.</strong> Aussi hostile soit- il, l’environnement peut offrir des opportunités de dialogue et de connaissance uniques, dont la création artistique est à mon sens l’un des véhicules les plus pertinents. </p>



<p>Pour ma part, <strong>je pense que nos métiers n’ont de sens que si nous pouvons donner à voir, s’approprier, partager ce patrimoine commun avec le plus grand nombre. </strong>Evidemment la question d’un art contemporain réservé à une élite n’est pas le seul fait du continent mais les clivages y sont malheureusement plus marqués qu’ailleurs, les conditions d’accessibilité largement améliorables et vont au-delà de la question du coût ou de la géographie de l’équipement culturel. <strong>C’est pourquoi, il est primordial, chez nous plus qu’ailleurs, d’aller chercher les publics et ne pas attendre simplement qu’ils viennent à nous. </strong></p>



<p>La demande est bien là et je peux vous dire qu’en six années,&nbsp;&nbsp;je n’ai jamais fait face au moindre refus de la part des publics de participer à un programme de médiation, une visite ou un atelier que ce soit au musée ou dans les zones périurbaines dans lequel nous avons activé le <strong>programme Passerelles</strong>. A mon sens, <strong>le musée doit être le plus inclusif possible, bien évidemment connecté (notamment pour les cibles jeunes) et proposer une programmation diversifiée afin d’optimiser son attractivité. </strong>Mais encore une fois, <strong>chaque musée devrait avoir le rôle que lui offre son territoire, dont ses publics ont besoin et répondre aux réalités de son écosystème.&nbsp;</strong></p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="683" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2020/05/mentees-en-session-developing-leadership-building-a-network-avec-fatima-ezzahra-bouayad-senior-manager-mckinsey-company-artskop-macaal-1024x683.jpg" alt="Mentees en session Developing leadership, building a network avec Fatima Ezzahra Bouayad Senior Manager McKinsey Company
Entretien avec Meriem Berrada: directrice artistique du MACAAL" class="wp-image-18732" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/mentees-en-session-developing-leadership-building-a-network-avec-fatima-ezzahra-bouayad-senior-manager-mckinsey-company-artskop-macaal-1024x683.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/mentees-en-session-developing-leadership-building-a-network-avec-fatima-ezzahra-bouayad-senior-manager-mckinsey-company-artskop-macaal-600x400.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/mentees-en-session-developing-leadership-building-a-network-avec-fatima-ezzahra-bouayad-senior-manager-mckinsey-company-artskop-macaal-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Les mentorés en session « Développement du leadership, construction d&rsquo;un réseau » avec Fatima Ezzahra Bouayad Senior Manager chez McKinsey Company. © Ayoub El Bardii</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong><em>Avec de nombreux programmes tels que le <a rel="noreferrer noopener" aria-label="bootcamp (opens in a new tab)" href="http://macaal.org/en/training/" target="_blank">bootcamp</a> &#8211; le premier programme de sourcing et de renforcement des agents culturels africains dans le secteur de&nbsp;l’art&nbsp;contemporain et des arts visuels &#8211; ; le <a href="http://macaal.org/mediation/macaal-lab/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="MACAAL Lab, (opens in a new tab)">MACAAL Lab,</a> les workshops, les résidences&nbsp;d’artistes, le ciné club, tea party, yoga festival; nous constatons que le Musée semble se positionner comme un&nbsp;veritable&nbsp;lieu de vie, plus inclusif que&nbsp;d’autres&nbsp;musées. Il invite à l’appropriation&nbsp;par tous. Pensez-vous que&nbsp;c’est&nbsp;la clé du futur pour les musées ?</em></strong></p>



<p>Je pense que, malgré tout, l’art contemporain continue d’impressionner et que<strong> la principale barrière quant à l’accès au Musée reste psychologique.</strong> Je dirais que nous avons travaillé sur l’habitude de consommation de l’équipement muséal dans la vie de nos visiteurs, en les invitant à nous rejoindre pour toute forme d’occasion. Par exemple, le&nbsp;<em><strong>Couscous Friday’s</strong></em>&nbsp;est une action mensuelle qui invite différentes communautés-que nous identifions ou qui nous sollicitent pour des visites gratuites &#8211; à partager un plat synonyme de convivialité dans les jardins du musée. <strong>En faisant entrer le couscous au musée, l’on désacralise un lieu</strong> en y vivant un rituel hebdomadaire en même temps que l’on découvre la création artistique de son époque.&nbsp;&nbsp;</p>



<div style="height:73px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large"><p>A mon sens, le musée doit être le plus inclusif possible, (&#8230;). il nous a semblé plus pertinent d’en faire un véritable espace de vie, (&#8230;). Nous avons, fait le pari que les publics dits éloignés ou même avec peu d’intérêt pour l’art contemporain, (&#8230;), peuvent intégrer le musée dans leurs habitudes de consommation d’abord évènementielle et finalement culturelle. </p><cite>Meriem Berrada, directrice artistique du MACAAL</cite></blockquote>



<div style="height:73px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Nous restons prioritairement dédiés à la promotion de l’art contemporain du continent,</strong> mais <strong>il nous a semblé plus pertinent d’en faire un véritable espace de vie</strong>, avec la possibilité d’y retrouver d’autres centres d’intérêts, peut-être <strong>plus populaires et donc plus accessibles</strong>. Nous avons, fait le pari que les publics dits éloignés ou même avec peu d’intérêt pour l’art contemporain, en découvrant le MACAAL à travers une occasion festive et gratuite (concert, cinéma en plein air) une pause thé, une session de yoga, peuvent <strong>intégrer le musée dans leurs habitudes de consommation d’abord évènementielle et finalement culturelle.</strong> Cette démarche n’est peut-être pas applicable à l’ensemble des équipements muséaux mais il me parait certain que l’inclusion est une clé essentielle.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="747" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2020/05/ftour-art-2019-c-macaal-artskop3437-1024x747.jpg" alt="Ftour &amp; Art, 2019 - © MACAAL
Entretien avec Meriem Berrada: directrice artistique du MACAAL" class="wp-image-18730" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/ftour-art-2019-c-macaal-artskop3437-1024x747.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/ftour-art-2019-c-macaal-artskop3437-600x438.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/ftour-art-2019-c-macaal-artskop3437-768x560.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Ftour &amp; Art, 2019 &#8211; © MACAAL</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong><em>Pensez-vous que les musées sur le continent africain se doivent de construire leurs propres modèles selon des réalités locales et non pas sur des modèles occidentaux ? En d’autres termes, un musée en Afrique est-il différent d’un autre ailleurs dans le monde ?&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Je suis convaincue que chez nous plus qu’ailleurs, nous devons créer nos propres approches, et je n’utilise volontairement pas le mot «&nbsp;modèle&nbsp;». </strong>C’est ce que nous faisons depuis le départ à la Fondation et au MACAAL, que ce soit à travers nos programmes ou nos expositions. <strong>L’importance que je donne à l’ancrage territorial, local national ou continental, les spécificités des publics sont autant de paramètres qui ne permettent pas d’appliquer des modèles existants </strong>car ils ne sont simplement <strong>pas adaptés à nos réalités et ne seraient que contre-productifs </strong>dans le travail de démystification de l’art contemporain, l’appropriation par les publics, la valorisation de la scène artistique etc.</p>



<p>Par exemple, nous avons récemment revu l’offre du LCC program du fait du changement de paradigme de la photographie émergente en Afrique. <strong>En effet, au moment où nous avons créé le programme en 2013 il n’existait pas une telle démarche et offrir la production d’une exposition solo avait tout son sens.</strong> Aujourd’hui les postulants au programme ont souvent déjà exposé, mais ils ont davantage des besoins de consolidation, de retour sur leur travail, de mise en réseau et<strong> le solo show n’est plus une fin en soi.</strong> C’est pourquoi nous avons privilégié de soutenir des initiatives structurantes.</p>



<p>Je pense que <strong>c’est une réelle force de pouvoir questionner des modèles, questionner tout court et le&nbsp;</strong><em><strong>think out of the box</strong></em><strong> fait partie de notre fonctionnement.</strong> Aujourd’hui je me rends compte que cette marge de manœuvre est un luxe, car lorsque je collabore avec <strong>des structures occidentales,</strong> je me sens frustrée par <strong>le manque de flexibilité d’esprit que s’accordent certains professionnels.</strong> Parfois, cela me semble même contre-productif dans notre métier tant <strong>cela peut neutraliser la créativité.</strong>&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="683" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2020/05/mus-e-macaal-35-artskop3437-macaal-1024x683.jpg" alt="Musique au Macaal. © Macaal
Entretien avec Meriem Berrada: directrice artistique du MACAAL" class="wp-image-18734" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/mus-e-macaal-35-artskop3437-macaal-1024x683.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/mus-e-macaal-35-artskop3437-macaal-600x400.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2020/05/mus-e-macaal-35-artskop3437-macaal-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Musique au Macaal. © Saad Alami</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong><em>Ce n’est plus un scoop, depuis l’arrivée du Covid-19, le secteur artistique se trouve fortement impacté. Contraignant également&nbsp;les institutions culturelles à imaginer de nouveaux moyens de garder le contact avec leurs publics. Comment le MACAAL vit-il cette situation ? Quels enseignements y-aurait-il à tirer de cette expérience ?&nbsp;</em></strong></p>



<p>Pour l’instant, nous le vivons un peu comme tout le monde&nbsp;: virtuellement surtout. Nous maximisons donc le développement de contenus, leur accessibilité et essayons d’appréhender leur impact par le biais du digital.&nbsp;</p>



<p>De grandes questions se posent aujourd’hui mais je crains que nous ne puissions pas tirer de conclusion pour le moment car nous ne savons quand nous pourrons rouvrir nos portes, ni dans quelles conditions. L’alternative digitale permet de continuer à exister mais il n’alimente pas à la chaine de valeur de manière soutenable.&nbsp;&nbsp;Il est certain que le fait d’avoir réduit nos horizons aux murs de nos habitations, ne peut que nous questionner sur la pertinence de ce que nous pensions essentiel. Aujourd’hui privés de ces possibilités, il est nécessaire de repenser notre manière de faire. Pour résumer, <strong>j’irais vers un rythme moins frénétique et plus de consolidation.&nbsp;</strong></p>
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