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	<title>Anaïs Auger-Mathurin &#8211; Artskop</title>
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	<description>Art Powerhouse for Africa, crossing times and borders</description>
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	<title>Anaïs Auger-Mathurin &#8211; Artskop</title>
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		<title>Par-delà la rencontre : le syncrétisme d’Amalia Laurent</title>
		<link>https://www.artskop.com/fr/amalia-laurent-par-dela-la-rencontre-le-syncretisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Auger-Mathurin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Mar 2023 11:24:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
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<p><em>Les 22 et 23 mars dernier, l’artiste franco-javanaise Amalia Laurent investissait la Sainte-Chapelle de Paris en présentant </em>Loro-loroning atunggal, Unifier ce qui est double<em>, une série de quatre performances multidisciplinaires nouant un dialogue entre l’holisme javanais et la liturgie chrétienne occidentale.</em></p>



<p class="has-drop-cap">C’était en novembre 2021. Ce soir-là, je rencontrais Amalia Laurent lors d’un pot de rentrée de l’EHESS. Le regard brillant d’un rare feu et les mots propulsés par l&rsquo;enthousiasme, la jeune artiste-chercheuse évoquait déjà le projet d’investir la Sainte-Chapelle, une idée mûrie par le désir de rencontre entre sa double culture indonésienne et française. Architecture, musique, gamelan et monde imaginaire dessinaient déjà les contours des réflexions qui allaient aboutir aux quatre performances présentées les 22 et 23 mars 2023 au cœur de la chapelle palatine. Intitulées <em>Loro-loroning atunggal, Unifier ce qui est double</em>, ces performances ont fusionné la liturgie chrétienne et l’holisme javanais dans un art fragile de la coexistence, une proposition syncrétique au cœur d’un joyau de l’architecture gothique. Parce qu’en amont de ce projet, des questions essentielles avaient dûment nourri l’artiste&nbsp;: l’imaginaire peut-il transformer l’architecture d’un lieu sacré ? Que peut la musique sur les mondes visible et invisible ? Autant de questions auxquelles ces performances répondent et en exploitent toutes les possibilités. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2023/04/amalia-laurent-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-29356" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/amalia-laurent-1024x683.jpeg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/amalia-laurent-600x400.jpeg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/amalia-laurent-768x513.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Amalia Laurent. Photo © Charlotte Robin</figcaption></figure>



<p>Une Amalia Laurent sereine, majestueuse derrière un ensemble de gongs massifs, attendait patiemment que le public gagne sa place de part et d’autre de la nef. La pénombre gagnant la chapelle, les murmures des spectateurs se sont rapidement estompés. Éclairée à la lueur des chandeliers et des quelques sources lumineuses disposées autour, la Sainte-Chapelle semblait avoir retrouvé son atmosphère pieuse du 13<sup>e</sup> siècle. Accompagnés du compositeur Christophe Moure, trois joueurs de <em>gendèr</em>, instrument traditionnel indonésien, se sont joints à la partie. Pendant presqu’une heure, le son creux des gongs, la pluie de percussions offerte par le gamelan et deux voix puissantes formaient un somptueux paysage sonore, naturellement amplifié par les hauteurs vertigineuses de la chapelle. Modelant l’espace, les sonorités et les chants érigeaient à eux seuls une seconde dimension architecturale, une de l’intangible, formée par la portée de l’écho qui enveloppait le public. </p>



<p>S’ajoutait à cette épaisseur sonore une expérience visuelle à part entière. Trois œuvres textiles flottaient dans l’espace : l’une devant l’entrée du portail, les deux autres exposées devant le chœur de la chapelle. Amalia Laurent a sciemment travaillé ces voiles de tarlatane afin qu’ils puissent faire écho à la palette de la mosaïque environnante et des mille vitraux du monument gothique. Filtrant l’espace, ces transparences mouchetées formaient une espèce de frontière poreuse entre l’ici et l’ailleurs – l’au-delà ? Dans tous les cas, d’<em>un autre côté</em> –, derrière lesquelles trois danseuses performaient une gestuelle du corps orchestrée par la chorégraphe Kadek Puspasari. L’attention portée à l’éclairage a permis un magnifique jeu d’ombres et de lumières, dupliquant la silhouette des danseuses derrière les voiles et faisant danser leur ombre sur les parois vitrées de la Sainte-Chapelle. </p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="512" height="512" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2023/04/amalia-laurent-artiste-1.jpeg" alt="" class="wp-image-29354" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/amalia-laurent-artiste-1.jpeg 512w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/amalia-laurent-artiste-1-150x150.jpeg 150w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /><figcaption>Amalia Laurent. Photo © Charlotte Robin</figcaption></figure>



<p>Sans discordance, Amalia Laurenta su introduire un rituel étranger au cœur d’un haut lieu de la chrétienté, un pari audacieux et remporté. Exemple d’hybridation où se négocient deux cultures, <em>Loro-loroning atunggal, Unifier ce qui est double</em> a été la proposition d’un nouveau syncrétisme, fondé avant tout sur les stimuli des sens face à l’intangible ; car à la Sainte-Chapelle ou au temple de Borobudur, n’est-ce pas le même vertige que l’on ressent ? Les mêmes frissons qui courent le long de la nuque lorsqu’un gong puissant fait vibrer l’espace ? Le même état d’esprit, mi-extase, mi-émoi, qui nous convoie à croire en quelque chose de plus grand ?&nbsp;</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><a href="https://www.artparis.com/fr/edition"><br></a></strong><em>Loro-loroning atunggal, Unifier ce qui est double</em></h5>



<h6 class="wp-block-heading">En collaboration avec l’association Pantcha Indra</h6>



<h6 class="wp-block-heading">Soutenu par le programme Mondes nouveaux</h6>
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		<item>
		<title>Art Paris 2023 : lumière sur l’Afrique et sa diaspora</title>
		<link>https://www.artskop.com/fr/art-paris-2023-lumiere-sur-lafrique-et-sa-diaspora/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Auger-Mathurin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 09:47:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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<p><em>Du 30&nbsp;mars au 2&nbsp;avril, direction le Grand Palais Éphémère où Art Paris se déploie pour célébrer ses 25&nbsp;ans. Pour cette édition anniversaire, ce sont 134&nbsp;galeries dont 44&nbsp;nouvelles participantes, 25&nbsp;pays représentés, plus de 900&nbsp;artistes et 16&nbsp;solos shows qui animent le Champ-de-Mars.&nbsp;</em></p>



<p class="has-drop-cap">C’est sous les thèmes forts de l’engagement et de l’exil qu’Art Paris a choisi de souligner ses 25&nbsp;ans. Reconduit pour une troisième fois au Grand Palais Éphémère, ce rendez-vous majeur dans l’écosystème parisien attire particulièrement l’attention cette année avec une présence étrangère presque paritaire, 40&nbsp;% des exposants provenant de l’extérieur de l’Hexagone. Parmi la liste, on notera la participation de la galerie Afriart, une première pour celle qui a pignon sur rue à Kampala, des galeries turques Martch Art Project et The Pill ainsi que du Comptoir des Mines et de l’Atelier&nbsp;21, deux galeries respectivement implantées à Marrakech et à Casablanca.&nbsp;<br></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Engagement et exil&nbsp;</strong></h4>



<p>À travers le parcours de la foire, deux fils rouges, tissés par les commissaires Marc Donnadieu et Amanda Abi Khalil, relient une poignée de galeries participantes. Chacun a puisé dans le riche éventail de la foire, proposant deux expositions fragmentées que la déambulation recompose suivant les cartels dédiés.&nbsp;</p>



<p>« Que peut l’art ? »&nbsp;a été le point de départ de Marc Donnadieu pour concocter une sélection réfléchie autour de l’engagement, un thème qu’il exploite à travers 20&nbsp;œuvres de 20&nbsp;artistes exposées dans 20&nbsp;galeries différentes. Ce parcours unique nous conduit à la galerie Rabouan Moussion où deux œuvres d’<strong>Hervé Télémaque</strong>, artiste haïtien récemment décédé, père de la figuration narrative, lui rendent brillamment hommage. Cet engagement dans l’acte créatif mène également vers la galerie Carole Kvasnevski où une puissante triade de photographies monochromes signées <strong>Angèle Etoundi Essamba</strong> enrichit les cimaises. Figure aussi dans cette exposition de Donnadieu l’artiste originaire du 93, <strong>Rakajoo </strong>– «&nbsp;tête de mule&nbsp;» en wolof – dont le travail vaut amplement le détour à la galerie Danysz.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="855" height="852" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2023/04/herve-telemaque-1.jpeg" alt="Hervé Télémaque — La Tache Bleue, 1989 Galerie Rabouan Moussion (C4)" class="wp-image-29292" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/herve-telemaque-1.jpeg 855w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/herve-telemaque-1-150x150.jpeg 150w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/herve-telemaque-1-600x598.jpeg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/herve-telemaque-1-768x765.jpeg 768w" sizes="(max-width: 855px) 100vw, 855px" /><figcaption>Hervé Télémaque — <em>La Tache Bleue</em>, 1989<br> Galerie Rabouan Moussion</figcaption></figure>



<p><br>Exposition sœur signée Amanda Abi Khalil,<em> Exil&nbsp;: dépossession et résistance </em>sonde la complexité de l’exil, ce départ choisi ou forcé, mais toujours subi, à travers 18&nbsp;œuvres sélectionnées par la commissaire. De ce riche éventail, nous retenons <em>La foule X </em>(2016) de <strong>Nabil El Makhloufi</strong>, une méditation poétique et sensible sur l’attente qui languit une foule.&nbsp;L’œuvre est un fragment d’un corpus plus large pour lequel l’Atelier 21 a brillamment dédié l’entièreté de ses murs, proposant ainsi l’un des 16 solo shows disséminés dans les dédales de la foire. Coup de cœur aussi pour <strong>Myriam Mihindou</strong> dont le travail occupe toute une partie du stand de la galerie Maïa Muller. Un juste choix commissarial qui met en valeur ses œuvres manifestes de la vulnérabilité des corps blessés et de la matière — ou du rituel — qui soigne, panse et apaise de la douleur. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="829" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2023/04/nabil-el-makhloufi_interception-1024x829.jpeg" alt="" class="wp-image-29293" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/nabil-el-makhloufi_interception-1024x829.jpeg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/nabil-el-makhloufi_interception-600x486.jpeg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/nabil-el-makhloufi_interception-768x621.jpeg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/nabil-el-makhloufi_interception.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Nabil El Makhloufi – <em>Interception </em>(2023)<br> L’Atelier 21 </figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Focus galeries&nbsp;</strong></h4>



<p>Au stand G6 de la galerie Afriart, nous rencontrions Daudi Karungi, fondateur de la galerie, et son bras droit Lara Buchmann. Si la galerie avait déjà fait l’expérience d’Art Paris dans le passé, c’était en collaboration avec une autre enseigne, faisant de cette édition 2023 leur première représentation indépendante. Une participation qui ravit la galerie&nbsp;: «&nbsp;<em>Of course, it’s great to be in Paris as an African gallery at an international fair. It’s not like 1-54 or AKAA where it is more obvious to find galleries located on the continent&nbsp;</em>», nous confiait Lara, quoique songeuse de représenter l’unique galerie, parmi les 134, à être localisée en Afrique subsaharienne. Sans conteste un déséquilibre de représentation loin d’être exclusif à Art Paris. Y sont à découvrir les sculptures murales de <strong>Richard Atugonza</strong>, les somptueuses tapisseries recyclées de <strong>Sanaa Gateja</strong> et le travail de <strong>Mona Taha</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1016" height="1024" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2023/04/sanaa-gateja_red-pond-1016x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-29294" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/sanaa-gateja_red-pond-1016x1024.jpeg 1016w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/sanaa-gateja_red-pond-150x150.jpeg 150w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/sanaa-gateja_red-pond-596x600.jpeg 596w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/sanaa-gateja_red-pond-768x774.jpeg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/sanaa-gateja_red-pond.jpeg 1191w" sizes="(max-width: 1016px) 100vw, 1016px" /><figcaption>Sanaa Gateja — <em>Red Pond, </em>2023 <br> Afriart Gallery <br> Courtoisie d’Afriart Gallery</figcaption></figure>



<p>Passage aussi obligé chez Anne de Villepoix où le trait vif, électrique de <strong>Gastineau Massamba</strong> se joint aux deux œuvres du peintre <strong>Bouvy Enkobo</strong> qui se font pièce maîtresses dans l’espace. Des grands formats qui parlent du soi et de la culture publicitaire à Kinshasa, un travail que l’artiste s’est ravi de nous décortiquer.</p>



<p><em>&nbsp;Je pars de ma réalité, de celle que je vis à Kinshasa. À travers les affiches que je vais chercher dans les imprimeries, que j’arrache et que je colle, j’essaie de créer ce dialogue entre la réalité de la ville et l’image que la publicité nous en donne, parfois contradictoire.&nbsp;Pour moi, c’est vraiment une histoire que je vis dans le quotidien.&nbsp;</em><br></p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="872" height="1024" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2023/04/bouvy-enkobo-artiste-872x1024.jpg" alt="" class="wp-image-29295" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/bouvy-enkobo-artiste-872x1024.jpg 872w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/bouvy-enkobo-artiste-511x600.jpg 511w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/bouvy-enkobo-artiste-768x902.jpg 768w" sizes="(max-width: 872px) 100vw, 872px" /><figcaption>L’artiste Bouvy Enkobo à la galerie Anne de Villepoix</figcaption></figure>



<p>Toujours du côté parisien, la galerie&nbsp;31 Project s’ajoute à liste de visite. De part et d’autre de l’espace, ce sont quatre extraits de la série documentaire <em>Primordial Earth</em> de <strong>Léonard Pongo </strong>se détachant sur un mur vert forêt et les explorations d’archives de <strong>Kelani Abass</strong> qui sont à découvrir. Centrale, vous ne manquerez pas non plus de glisser dans l’une des bacchanales peintes d’<strong>Epheas Maposa</strong>, un travail empruntant à l’onirique et au cynisme pour critiquer la déliquescence des structures politiques et sociales au Zimbabwe.&nbsp;<br></p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="683" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2023/04/31-project-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-29296" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/31-project-1024x683.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/31-project-600x400.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/31-project-768x512.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2023/04/31-project.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Vue du stand de la galerie 31 Project<br> De gauche à droite, Kelani Abass, Epheas Maposa et Léonard Pongo <br> Courtoisie de 31 Project</figcaption></figure>



<p>Les fins connaisseurs et adeptes de la scène africaine contemporaine ne seront non plus déçus par une visite des galeries poids lourds répondant communément présentes à ce rendez-vous du printemps. Ainsi, les œuvres de <strong>Roméo Mivekannin</strong> (Eric Dupont), <strong>El Anatsui</strong> (RX &amp; SLAG), <strong>Nú Barreto</strong> (Nathalie Obadia), <strong>Alioune Diagne </strong>(Templon), <strong>Zanele Muholi </strong>(Carole Kvasnevski) et <strong>Omar Ba</strong> (Templon) parsèment le parcours.&nbsp;</p>



<p>Bref, un rendez-vous de découverte de l’art moderne et contemporain qui réitère sa pertinence en tant que fidèle vitrine de la scène artistique parisienne et qui s’engage de plus en plus vers le cosmopolite. Art Paris, foire qui fait vibrer la ville le temps de sa tenue et dont le nom est sur les lèvres de collectionneurs, amateurs et professionnels de l’art, n’est pas à manquer.&nbsp;<br></p>
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		<item>
		<title>La Biennale Internationale de Casablanca : une 5e édition engagée et cosmopolite</title>
		<link>https://www.artskop.com/fr/biennale-internationale-de-casablanca-engagee-et-cosmopolite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Auger-Mathurin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Dec 2022 17:06:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fêtant son 10e anniversaire sous le signe «&#160;Les mots créent des images&#160;», la 5e édition de la Biennale Internationale de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Fêtant son 10e anniversaire sous le signe «&nbsp;Les mots créent des images&nbsp;», la 5e édition de la Biennale Internationale de Casablanca s’inaugurait le 17 novembre dernier, proposant les oeuvres de 17 artistes locaux et internationaux déployées à travers trois adresses clés de la cité blanche : l’American Arts Center, le BIC Project Space et la So Art Gallery.&nbsp;</em></p>



<p class="has-drop-cap">Le 17 novembre dernier marquait une double célébration pour la Biennale Internationale de Casablanca. Artistes, amateurs et curieux d’art contemporain foisonnaient dans les espaces encore flambant neufs de l’American Arts Center pour souligner le dévoilement de sa 5e édition &#8211; tant attendue après des reports causés par la pandémie -, et commémorer les 10 ans d&rsquo;impulsion de la biennale dans la scène artistique marocaine.</p>



<p>Orchestrée par l’historienne de l’art Christine Eyene<em>, </em>cette édition intitulée&nbsp;<em>Les mots créent des images</em> présente, jusqu’au 17 décembre inclusivement, une sélection de 17 artistes locaux et internationaux, dont les œuvres, allant de la performance à l’intervention digitale, sont réparties entre trois adresses clés de Casablanca: l’American Arts Center, le BIC Project Space et la So Art Gallery. Trois espaces, et donc plusieurs expositions contiguës, mais singulières, auxquelles trois jeunes commissaires, Selma Naguib, Patrick Nzazi Kiama et Juste Constant Onana Amougui, ont été invités à ajouter leur touche curatoriale et épauler le commissariat général d’Eyene.</p>



<h3 class="wp-block-heading">«&nbsp;Les mots créent des images&nbsp;» : la photographie à l’honneur</h3>



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<p>Biennale certes multidisciplinaire, la photographie semble couronner cette 5e édition. Déjà, son titre et son thème, <em>Les mots créent des images, </em>découle du photographe sud-Africain <strong>George Hallett</strong>, l’artiste derrière les couvertures de l’<em>African Writers Series</em>, une collection emblématique des traductions anglaises de grands classiques de la littérature africaine du temps des Indépendances<em>. </em>Passionné de littérature, Hallett déclarait dans un entretien que «&nbsp;le mot crée une image dans l’esprit&nbsp;», une remarque qui, des années plus tard, allait conduire Christine Eyene à charpenter une biennale autour des plumes africaines comme catalyseuses de la création, mais aussi à réfléchir à l’héritage des mots, des langues et du signe dans la création des images. Ipso facto, un brillant hommage est rendu au photographe au 3e étage de l’American Arts Center où ses clichés occupent une pièce entière, donnant à voir une décennie de travail photographique déterré des archives &#8211; un corpus que les publics notamment non anglophones découvrent sans doute pour la première fois.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="819" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/12/alice-mann-drummies-1024x819.jpg" alt="" class="wp-image-29212" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/12/alice-mann-drummies-1024x819.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/12/alice-mann-drummies-600x480.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/12/alice-mann-drummies-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>The Avondale Majorettes perform a number of various routines at each competition, and are expected to know each 10- 15 minute performance perfectly, as penalties are given for even the slightest deviation from the formation or step out of time.</figcaption></figure>



<p> Toujours à l’American Arts Center, où se déploie l’exposition <em>Calling in Question, </em>sont aussi présentés deux fragments de la série <em>Landmarked </em>de l’artiste multidisciplinaire afro-américaine <strong>Ada Pinkston</strong>. Ses autoportraits confrontent les socles de statues d’anciens généraux des États confédérés qui habitent l’espace public américain, les vestiges d’un lourd passé que Pinkston considère comme métaphores des silences et des voix étouffées dans l’histoire. Un peu plus loin, ce sont les clichés documentaires du photographe marocain <strong>Brahim Benkirane </strong>qui attirent l’oeil avec sa série documentaire <em>Écrire l’Avenir. </em>Appareil en main, Benkirane sensibilise sur un enjeu local&nbsp;: les conditions précaires des écoles primaires implantées dans les quartiers défavorisés de la banlieue de Casablanca. Un regard documentaire qui fait écho à <em>Drummies, </em>la série maintes fois encensée de la photographe sud-africaine <strong>Alice Mann</strong> présentée à la So Art Gallery. À son tour, la photographe fixe sa lentille dans les espaces de la jeunesse et capture les équipes féminines majorettes du Cap occidental, proposant une réflexion sur l’agentivité et l’autodétermination comme pierres d’assises de l’identité de ces jeunes captoniennes. Du côté du BIC Project Space, point de mire sur les archives narrées du photographe marocain <strong>Ziad Naittadi, </strong>porteuses d&rsquo;histoires personnelles sur l&rsquo;exil et la migration, qui s’étendent sur un mur entier de l&rsquo;espace.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><br><strong>Mouvance contemporaine : critique et engagée</strong></h3>



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<p><em>Black feminism</em>, <em>post-colonialisme</em>, <em>intersectionnalité</em> : un fourmillement de courants et de concepts forts qui parsème la trame narrative des différentes expositions et façonne le corpus exposé. À cet égard, mentionnons <em>Afroféminisme postcolonial, </em>l’exposition de la So Art Gallery commissariée par Selma Naguib qui présente <em>When The Moon Wanes, </em>une installation de l’artiste indo-sud-africaine <strong>Sharlene Khan </strong>qui plonge dans les récits amoureux de ses figures maternelles à travers une lentille intersectionnelle et l’incontournable plume de bell hooks. Aux côtés de cette plongée dans l’amour interracial, se déploie la série photographique d’<strong>Aïsha Jemila Daniels</strong>, jeune artiste afro-américaine qui propose par le biais de sa<em> What If Exploration, </em>une contre-histoire où se renversent à coups de douce ironie la suprématie blanche et l’impérialisme occidental.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="679" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/12/sharlene-khan-video-photography-1024x679.jpg" alt="" class="wp-image-29204" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/12/sharlene-khan-video-photography-1024x679.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/12/sharlene-khan-video-photography-600x398.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/12/sharlene-khan-video-photography-768x509.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Image extracted from the short film « When the mone wanes » by Sharlene Khan</figcaption></figure>



<p>Autre point fort de l’irrigation de ces courants critiques dans le fil rouge de la biennale : <em>Lypsinc de la pensée</em>, une performance forte que <strong>Brandon Gercara</strong>, artiste et militant.e du milieu queer de La Réunion, livrait comme ouverture au vernissage du 17 novembre. Sous des projecteurs fuchsia, cadré.e d’un rideau clinquant et élevé.e sur une scène de fortune, Gercara jouait des codes du surjeu propre à la culture drag en troquant les paroles de <em>reines </em>de la pop à celles de féministes dont les théories sont dans l’air du temps. C’est ainsi que les voix d’Asma Lambaret, théoricienne du féminisme islamique, de François Vergès, figure du féminisme décolonial et d&rsquo;Elsa Dorlin, celle du féminisme intersectionnel, résonnaient à travers l’artiste et s’offraient au public sous une forme nouvelle, loin des livres, opérant une démocratisation intellectuelle cruciale pour Gercara. «&nbsp;<em>Je trouvais déjà que les drag queens faisaient un travail magnifique et super politique. […] L</em>’<em>idée m</em>’<em>est venue à l</em>’<em>École d</em>’<em>art de la Réunion. J</em>’<em>avais besoin d</em>’<em>avoir toutes ces théories pour avoir les armes pour me défendre. Et, je n</em>’<em>ai pas la pratique de la lecture. C</em>’<em>est-à-dire que, dans ma famille, on ne prend pas un livre comme ça, par plaisir, ce n</em>’<em>est pas vraiment ancré dans notre culture. Notre culture, c</em>’<em>est plutôt regarder un film, écouter des interviews, des podcasts. En tout cas, moi j</em>’<em>ai accès à des pensées grâce à ça.</em>&nbsp;» &nbsp;</p>



<p> Outre cette puissante performance, ne manquons pas de mentionner celle de <strong>Khadija Tnana </strong>qui, quant à elle, a marqué le vernissage du BIC Project Space. Dans une installation de voiles suspendus, Tnana interprétait un segment de sa pièce de théâtre <em>Tata Mbarka. </em>Une histoire touchante qui puise dans ses souvenirs d’enfance du Maroc des années 50 et donne une voix à cette femme noire confinée à la cuisine que sa famille mit en esclavage. Une performance saisissante qui abordait avec sensibilité et transparence l’esclavage domestique, les violences sexuelles et le racisme dans l’espace marocain.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>À propos de la sélection</strong></h3>



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<p>Concernant la sélection des artistes, on notera l’exclusivité de l’Afrique du Sud pour la représentation subsaharienne de cette édition. Une sélection qui, sans doute, étonne pour une biennale honorablement implantée sur le continent et dont l’édition aurait tout à gagner à offrir une visibilité à la création contemporaine de l’Afrique subsaharienne qui attire, autant qu’elle convoite, le monde de l’art. Un déséquilibre de représentation auquel la deuxième partie de la biennale prévue du 1er juin au 2 juillet 2023 saura sans doute remédier.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="576" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/11/brahim-benkirane-ecrire-lavenir-2018-photographie-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-29155" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/brahim-benkirane-ecrire-lavenir-2018-photographie-1024x576.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/brahim-benkirane-ecrire-lavenir-2018-photographie-600x338.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/brahim-benkirane-ecrire-lavenir-2018-photographie-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Brahim Benkirane, Écrire l’Avenir, 2018</figcaption></figure>



<p>Et si des 17 artistes sélectionnés, 6 sont issus d&rsquo;un contexte sud-africain, que 3 d’entre eux, <strong>Brahim Benkirane</strong>, <strong>Khadija Tnana </strong>et <strong>Ziad Naittadi</strong>, sont originaires du Maroc. À cet égard, Christine Eyene précise: «&nbsp;<em>La biennale de Casablanca est internationale. Donc il ne s</em>’<em>agit pas simplement que les artistes marocain.e.s ou du monde viennent à Casablanca ou au Maroc et créent un art qui s</em>’<em>inspire nécessairement de la ville ou du pays, mais plutôt d</em>’<em>avoir un dialogue autour de l</em>’<em>art, à Casablanca tout en s</em>’<em>exprimant de sa propre culture, de sa propre expérience, ou de ses propres intérêts dans toute leur diversité […].&nbsp;»</em> Reste qu’un ancrage local plus marqué du point de vue de la sélection aurait pu donner une meilleure visibilité à la scène contemporaine marocaine &#8211; notamment casablancaise &#8211; et sans doute initié nombreux des visiteurs internationaux au riche écosystème artistique du pays. Une occasion que la Biennale entend saisir pour son deuxième temps selon la commissaire générale.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Biennale d’exception</strong></h3>



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<p>Quoi qu’il en soit, en fêtant ses 10 ans, la Biennale Internationale de Casablanca fait cas à part. Lors d’une discussion dans le cadre des journées professionnelles qui ont jalonné la première semaine de la biennale, la commissaire et critique d’art Syham Weigant attirait l’attention sur la récurrente éphémérité des biennales au Maroc (après six éditions, la biennale de Marrakech n’est pas renouvelée depuis 2016 et celle de Rabat n’a connu qu’une édition en 2019). Une pérennité de la BIC qui en doit sans doute au mécénat particulier de son fondateur Mostapha Romli, président de la Fondation Maroc Premium, qui porte le projet de la biennale avec cœur depuis 2012. Formée de collaborations étroites, elle est le fruit d’une volonté individuelle qui la rend entièrement indépendante, un aspect distinctif que souligne fièrement sa commissaire : «&nbsp;<em>La Biennale Internationale de Casablanca est importante tout d</em>’<em>abord parce qu</em>’<em>il s</em>’<em>agit d</em>’<em>une initiative marocaine indépendante, qui prend le temps de mûrir, qui fait preuve de résilience et qui, de ce fait, compte aujourd</em>’<em>hui dix ans d</em>’<em>existence. Cette indépendance est significative dans le contexte du continent africain</em>.&nbsp;»&nbsp;</p>



<p>Une visite au cœur de cette biennale qui se veut au diapason de l’effervescence de Casablanca est donc vite obligée. C’est avec patience qu’il faudra attendre la mi-décembre pour que le programme de sa seconde partie, qui promet autant qu’elle attise la curiosité, soit officiellement annoncé.<br></p>
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		<title>Broder l’intime au jardin : retour sur « J’aimerais me voir dans tes yeux » de Rachel Marsil</title>
		<link>https://www.artskop.com/fr/broder-lintime-rachel-marsil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Auger-Mathurin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 14:39:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques d'expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Anaïs Auger-Mathurin]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition au Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie Cécile Fakhoury]]></category>
		<category><![CDATA[Rachel Marsil]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Replongée dans «J’aimerais me voir dans tes yeux», la première exposition personnelle de Rachel Marsil déployée à la galerie Cécile &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Replongée dans «J’aimerais me voir dans tes yeux», la première exposition personnelle de Rachel Marsil déployée à la galerie Cécile Fakhoury de Dakar jusqu’au 25&nbsp;novembre 2022.</em></p>



<p class="has-drop-cap">Depuis le soir du 16&nbsp;septembre, l’antenne dakaroise de la galerie Cécile Fakhoury arbore les allures d’un jardin intime. Sous le pinceau de Rachel Marsil, artiste multidisciplinaire d’origine française et sénégalaise, ayant grandi au rythme de la culture ivoirienne, zestes de citron, fleurs d’hibiscus et pétales de passiflores parfument la galerie. Si exposer sur le continent africain n’est pas une première pour la jeune artiste dont les œuvres figuraient dans l’exposition collective <em>Memoria</em> présentée au MuCAT d’Abidjan et comptaient parmi la sélection de la dernière foire <em>Art x Lagos</em>, voir le fruit de son travail occuper l’entièreté d’une galerie en est une. En effet, avec « <em>J’aimerais me voir dans tes yeux</em> », Rachel Marsil signe sa toute première exposition personnelle. &nbsp;</p>



<p>L’un. e ne pourrait parler du corpus de Marsil sans en évoquer la fougue de sa palette. À peine un pied chez Cécile Fakhoury que l’œil s’embue d’oranges sanguine, de jaunes safran et de verts malachite. Des cimaises émaillées de masses de couleurs tropicales qui donnent le ton au reste de l’exposition et introduisent on ne peut mieux à l’univers pictural de l’artiste. De ses petits <em>Instantanés </em>sur papier à <em>Mamie avait toujours des citrons</em> en majesté près de la baie vitrée de la galerie, l’artiste travaille ses aplats acidulés dans un <em>non finito </em>maîtrisé, marquant la toile de son passage. Une facture qui rappelle celle d’un Matisse ou d’un Cézanne, où les coups de pinceau ne cherchent pas à se faire discrets et donnent l’impression que l’œuvre prend forme sous nos yeux. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" width="400" height="600" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/11/rachel-marsil-peinture-400x600.jpg" alt="" class="wp-image-29105" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/rachel-marsil-peinture-400x600.jpg 400w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/rachel-marsil-peinture-768x1152.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/rachel-marsil-peinture-683x1024.jpg 683w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/rachel-marsil-peinture.jpg 880w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption>Rachel, Marsil, <em>Mamie avait toujours des citrons, </em>2022.<br>Photo © Khalifa Hussein</figcaption></figure></div>



<p>Importe aussi ce quelque chose d’agréablement économe dans la touche de Rachel Marsil. D’une main libre et légère, elle dresse les contours de formes gardées à leur essentiel ; quelques traits suffiront pour former les contours d’une bouche, l’arête d’un nez. Les silhouettes qu’elle peint ont ainsi des traits suggérés plus qu’individualisés — bien que certain. e. s. pourront reconnaître le portrait de l’artiste dans certaines œuvres —, mais demeurent différenciées par leur manière d’habiter l’espace pictural. L’œil attentif aura remarqué qu’elle a quelquefois troqué ses pigments et ses pinceaux pour du raphia et une aiguille, et accentué les traits d’un visage ou le galbe d’une orange en brodant à même son canevas. Une exploration technique qui rehausse ses <em>Portraits en fleur </em>et les scènes de marché exposées au sous-sol de la galerie, et propose un magnifique clin d’œil à son double chapeau de designer textile.</p>



<ul class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" loading="lazy" width="683" height="1024" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/11/cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-2-s-rie-portraits-en-fleur-2022-683x1024.jpg" alt="" data-id="29107" class="wp-image-29107" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-2-s-rie-portraits-en-fleur-2022-683x1024.jpg 683w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-2-s-rie-portraits-en-fleur-2022-400x600.jpg 400w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-2-s-rie-portraits-en-fleur-2022-768x1152.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-2-s-rie-portraits-en-fleur-2022.jpg 1600w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" loading="lazy" width="683" height="1024" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/11/c-cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-de-toi-s-rie-portraits-en-fleur-2022-683x1024.jpg" alt="" data-id="29108" data-link="http://s960436671.onlinehome.fr/?attachment_id=29108" class="wp-image-29108" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/c-cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-de-toi-s-rie-portraits-en-fleur-2022-683x1024.jpg 683w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/c-cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-de-toi-s-rie-portraits-en-fleur-2022-400x600.jpg 400w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/c-cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-de-toi-s-rie-portraits-en-fleur-2022-768x1152.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/c-cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-de-toi-s-rie-portraits-en-fleur-2022.jpg 1600w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption><br>. <br> <br></figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" loading="lazy" width="683" height="1024" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/11/c-cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-1-s-rie-portrait-en-fleur-2022-683x1024.jpg" alt="" data-id="29109" data-link="http://s960436671.onlinehome.fr/?attachment_id=29109" class="wp-image-29109" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/c-cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-1-s-rie-portrait-en-fleur-2022-683x1024.jpg 683w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/c-cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-1-s-rie-portrait-en-fleur-2022-400x600.jpg 400w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/c-cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-1-s-rie-portrait-en-fleur-2022-768x1152.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/c-cilefakhoury-rachel-marsil-souvenir-1-s-rie-portrait-en-fleur-2022.jpg 1600w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure></li></ul>



<p>Perméable à ses expériences personnelles, le corpus de Rachel Marsil donne à voir des corps en repos, cadrés de fruits et de fleurs, lovés dans des scènes de tendres étreintes, de retrouvailles ou de causeries, sinon absorbés dans leur rêverie diurne. Devant ces moments&nbsp;dérobés à ce qui se déroule normalement entre quatre murs, ses toiles se transforment en fenêtre ouverte sur l’intimité du quotidien. Ainsi, comme un curieux qui vague dans la rue, fouillant du regard des intérieurs éclairés, on tombe sur l’intérieur d’un salon, d’une chambre à coucher ou sur le seuil d’un jardin où s’anime un pique-nique. Face à ces fenêtres, l’on s’y sent presque intrus, fixé.e par le regard des sujets de Marsil, vraisemblablement interpellés par notre passage. Si l’expression de leur visage reste impénétrable, elle n’a rien de négatif ; notre présence n’est pas indésirée, seulement constatée, comme en attente que l’on s’introduise, que l’on amorce la conversation. Et c’est peut-être là que réside tout le magnétisme des œuvres de Marsil, dans la représentation du premier contact avec celui qui nous est étranger, du premier regard, de la première impression. Car, vraiment, <em>nous aimerionsnous voir dans leurs yeux</em>, saisir ce que ces sujets observateurs voient de nous, question d’appréhender son reflet de l’autre côté du miroir.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="683" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/11/cecilefakhoury-galerie-rachel-marsil-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-29110" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/cecilefakhoury-galerie-rachel-marsil-1024x683.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/cecilefakhoury-galerie-rachel-marsil-600x400.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/cecilefakhoury-galerie-rachel-marsil-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><em>Mon cadeau pour toi (Couple et passiflore), </em>2022 et <em>Réunies, (sœurs et chaise jaune)</em>, 2022.<br>Photo © Khalifa Hussein</figcaption></figure>



<p>Soulignons également la brillante scénographie qui abrite tout ce corpus d’œuvres récentes. Intégrant des plants de fleurs tropicales çà et là, elle est soigneusement réfléchie pour être au diapason de la botanique peinte de Marsil. Une touche florale qui donne l’impression d’un débordement de ses jardins intimes hors de l’espace pictural, une sortie du cadre qui pose les jalons d’une réflexion de la galerie comme un autre espace de rencontres et de rêveries à investir.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="683" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/11/cecile-fakourhy-abidjan-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-29112" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/cecile-fakourhy-abidjan-1024x683.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/cecile-fakourhy-abidjan-600x400.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/11/cecile-fakourhy-abidjan-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><em>Vue d&rsquo;exposition Galerie Cécile Fakhoury (Dakar</em>)<br>Photo © Khalifa Hussein</figcaption></figure>



<p>Bien qu’il s’agisse d’une exposition personnelle, Rachel Marsil n’est pas seule sous les feux des projecteurs&nbsp;: à ses côtés, la céramiste Esther Hien, aussi applaudie pour la confection des deux jattes en céramique qui trônent au centre de la galerie. Encore là, l’œil assiste à un débordement de contenu ; voilà donc que les vases et les récipients gorgés de fruits que Marsil intègre dans ses œuvres trouvent une forme tangible dans la réalité du moment. Ces récipients, ce sont ceux de ses <em>Tables de marché </em>et de ses <em>Vendeurs de fruits ambulants</em>, ceux que Marsil investit en tant que symboles d’abondance et qui lui permettent notamment d’explorer l’espace du marché depuis son projet de diplôme de l’École nationale supérieure des arts décoratifs. Un lieu dense, en lui-même poésie de l’abondance, qu’elle voit comme un vivier de circulations de produits frais, locaux ou étrangers, et d’interactions humaines, où se tissent tantôt des rencontres éphémères et des causeries de l’ordinaire entre réguliers. D’ailleurs qui s’est aventuré dans les marchés de Dakar, notamment celui de Kermel situé non loin de la galerie, retrouvera dans cette série une imagerie fort familière. &nbsp;</p>



<p>Rendez-vous donc à la galerie Cécile Fakhoury jusqu’au 25 novembre prochain afin de plonger dans un univers où se tressent fruits frais, fleurs et intimité.&nbsp;</p>
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		<title>1-54 : une décennie de promotion de l’art contemporain africain célébrée à Londres</title>
		<link>https://www.artskop.com/fr/1-54-une-decennie-de-promotion-de-lart-contemporain-africain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Auger-Mathurin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 19:38:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Foires]]></category>
		<category><![CDATA[1-54 Foire d'Art Contemporain Africain]]></category>
		<category><![CDATA[Anaïs Auger-Mathurin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour commémorer ses 10 ans, la tant attendue foire d’art contemporain africain 1-54 retrouve les prestigieux espaces de la Somerset &#8230;</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.artskop.com/fr/1-54-une-decennie-de-promotion-de-lart-contemporain-africain/">1-54 : une décennie de promotion de l’art contemporain africain célébrée à Londres</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.artskop.com/fr">Artskop</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Pour commémorer ses 10 ans, la tant attendue foire d’art contemporain africain 1-54 retrouve les prestigieux espaces de la Somerset House du 13 au 16 octobre 2022. En plus d’exposer une sélection toujours plus attrayante d’artistes originaires d’Afrique et de sa diaspora, ce moment londonien prévoit un agenda parallèle chargé en évènements pour couronner ces quatre jours de célébration.&nbsp;</em><br></p>



<p class="has-drop-cap">Voilà déjà dix ans que la 1-54 s’érige comme la principale foire d’art spécialement vouée à la promotion de l’effervescence artistique et intellectuelle qui émerge du continent africain et de sa diaspora. Après une édition fort réussie à New York en mai dernier, c’est au cœur de la Somerset House de Londres, lieu emblématique qui l’a vu naître et grandir, que la foire célébra son dixième anniversaire du 13 au 16 octobre prochain. Pour souligner ces dix ans d’impulsion de l’art contemporain africain, un pari d’abord ambitieux, mais vite remporté pour la fondatrice Touria El Glaoui, cette dernière s’est assurée d’orchestrer une édition d’exception pour cette foire qui ne cesse de faire vibrer le marché de l’art depuis sa création en 2013.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-default"><p>« <em>Nous sommes ravis de célébrer le 10e anniversaire de 1-54 Londres avec notre édition phare à Somerset House, où nous avons exposé depuis notre création en 2013. Cette étape importante verra une plus grande foire occuper plus d&rsquo;espace à Somerset House, avec une installation spéciale dans la cour et une performance de la talentueuse artiste Grada Kilomba, que j&rsquo;ai hâte de faire découvrir au public britannique. Nous sommes impatients d&rsquo;accueillir de nouvelles galeries et de nouveaux artistes, ainsi que nos fidèles habitués qui nous accompagnent depuis 10 ans et sans qui nous ne serions pas là.</em> » — Touria El Glaoui, fondatrice de la foire d’art contemporain africain 1-54</p></blockquote>



<p>Des chiffres significatifs donnent corps à l’envergure de cette dixième édition : 50 galeries spécialisées provenant de 21 pays, le plus grand nombre de pays représentés jusqu’à présent, exposeront plus de 130 artistes africains et de la diaspora aux démarches aussi variées que leurs médiums. Des 50 galeristes présents, 17 ont pignon sur rue en Afrique et 14 s’invitent à la foire pour la première fois.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="808" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/10/dawit-adnew-transient-beauty-addis-fine-art-1024x808.jpg" alt="" class="wp-image-29034" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/10/dawit-adnew-transient-beauty-addis-fine-art-1024x808.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/10/dawit-adnew-transient-beauty-addis-fine-art-600x473.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/10/dawit-adnew-transient-beauty-addis-fine-art-768x606.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Dawit Adnew, Transient Beauty, 2022<br>Acrylic on canvas, 165x210cm. Courtesy of Addis Fine Art.</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p style="font-size:24px"><strong>Tour d’horizon et l’émergence à ne pas manquer&nbsp;</strong></p>



<p>Autant pour les connaisseurs que pour les néophytes en matière d’art contemporain africain, la foire 1-54 demeure un moment incontournable pour garnir sa liste d’œuvres coup de cœur et d’artistes à découvrir. Les passionnés de portraits seront par exemple comblés devant les visages stoïques et puissants du peintre nigérian <strong>Collins Obijiaku</strong> ou encore devant les portraits des «&nbsp;Black kids from the hood&nbsp;» de l’afro-américain <strong>Auudi Dorsey</strong>, tous deux représentés par la Luce Gallery. Pour les amateurs d’art naïf et d’expressionnisme, rendez-vous obligé à la galerie Unit London pour contempler le travail de l’artiste zimbabwéen <strong>Option Nyahunzvi</strong> dont les œuvres servent de médium pour sonder la spiritualité shoa. Sinon à la galerie THIS IS NOT A WHITE CUBE où l&rsquo;œil sera ravi des peintures rythmées de l’Angolais <strong>Cristiano Mangovo</strong> qui partage avec l’univers du jeune artiste malien <strong>Famakan Magassa</strong> de la galerie Albertz Benda une esthétique libre et une palette éclatante. Les férus de sculpture sont suggérés de s’arrêter au kiosque de la Montoro12 Gallery où les sculptures surréalistes de l’artiste sud-africaine <strong>Cow Mash</strong> seront fort appréciées pour leur côté intriguant ou encore celles de la namibienne <strong>Stephané E. Conradie</strong> qui joue avec des effets d’enchevêtrements d’objets domestiques pour explorer l’histoire coloniale et la créolisation.&nbsp;</p>



<p>Aux côtés d’artistes de renom tels qu’<strong>Ibrahim El-Salahi</strong>, figure clé du modernisme africain, ou encore les photographes <strong>Hassan Hajjaj</strong> et <strong>Zanele Muholi</strong>, de jeunes artistes émergents sont également à surveiller. Travaillant et vivant à Londres, <strong>Sola Olulode</strong>, née en 1996, propose des visuels de l’intimité féminine noire et queer dans des scènes de connexion tendres et profondes qui sont à découvrir à la galerie Berntson Bhattacharjee. Soulignons également le travail du jeune brésilien <strong>Pedro Neves</strong> exposé par la Portas Vilaseca Galeria. Épousant de grands formats, ses œuvres sont le fruit de sa recherche continue sur les complexités historiques, notamment en regard avec la colonisation, et identitaires qui forment le tissu culturel de son pays d’origine. Pour l’artiste de 25 ans qui présentait sa toute première exposition personnelle <em>Tripa </em>au début de cette année, cette participation à la 1-54 marque un moment important de sa carrière.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="683" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/10/pedro-neves-painting-solidao-1024x683.jpg" alt="Pedro Neves painting" class="wp-image-29052" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/10/pedro-neves-painting-solidao-1024x683.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/10/pedro-neves-painting-solidao-600x400.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/10/pedro-neves-painting-solidao-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Pedro Neves, Solidāo, 2022<br>Acrylic on canvas, 250 x 300 cm.<br>Credit: Rafael Salim, Courtesy of Portas Vilaseca Galeria. </figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p style="font-size:24px"><strong>Un programme parallèle chargé&nbsp;</strong></p>



<p>Parallèlement au salon d’exposition, les visiteurs de cette dixième édition auront définitivement de quoi enrichir leur passage avec le remarquable agenda d’activités organisées pour l’occasion.&nbsp;</p>



<p>Pour les visiteurs du jeudi et du vendredi, un arrêt obligé s’impose dans la cour intérieure de la Somerset House, là où se déploie l’immense installation de <strong>Grada Kilomba </strong>intitulée <em>O Barco/The Boat</em>. Avec ses 32 mètres de long, l’installation composée de 140 blocs de bois carbonisés et gravés de poèmes plurilingues dessine la forme de la cale inférieure d’un ancien négrier. L’œuvre adresse les mémoires de la traversée atlantique dans une poésie singulière, qui commémore et pose les bases d’une réflexion commune sur les formes mémorielles futures de ces millions de récits de vie marqués par la traite transatlantique. Si <em>O Barco/The Boat </em>est visible à la Somerset House depuis le 29 septembre 2022, c’est dans le cadre de la 1-54 que l’œuvre prendra sa forme <em>totale</em>, avec deux performances dansantes, chantantes et musicales programmées respectivement les 13 et 14 octobre. Nul besoin d’applaudir l’engagement de la foire de faire de cette œuvre poignante un événement majeur de son programme, un choix notable considérant que l’installation prenne vie au cœur d’une ville historiquement chargée et indissociable de son passé esclavagiste. Ces performances seront présentées pour la première fois aux regards britanniques.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="683" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/10/grada-kilomba-obarco-the-_boat-performance-1-1024x683.jpg" alt="Grada Kilomba, O Barco The Boat, 2021, Performance" class="wp-image-29049" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/10/grada-kilomba-obarco-the-_boat-performance-1-1024x683.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/10/grada-kilomba-obarco-the-_boat-performance-1-600x400.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/10/grada-kilomba-obarco-the-_boat-performance-1-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Grada Kilomba, O Barco The Boat, 2021<br>Performance and Installation view at MAAT, Lisbon for BoCA, 2021.<br>Photo by Bruno Simão. Courtesy of the Artist</figcaption></figure>



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<p>La foire sera également enrichie de son habituel Forum 1-54, une fructueuse plateforme de dialogues entre publics, artistes, historiens de l’art et commissaires africains et afrodescendants. Commissariées et dirigées par Omar Kholeif, les discussions s’annoncent comme des moments forts d’échanges intellectuels, abordant des réflexions chères aux Africains et à la diaspora. Ce vivier de discussions portera notamment sur la culture visuelle noire, les mouvements artistiques britanniques antiracistes des années 80, les tensions entre tradition et contemporanéité en art, le racisme quotidien et la notion d’&nbsp;«&nbsp;africanité&nbsp;» d’un point de vue identitaire. &nbsp;</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-video"><video autoplay loop src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/10/1-54-art-fair-forum-contemporary-african-art.mp4"></video></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Enfin, la 1-54 saura plaire autant aux regards qu’aux papilles gustatives. L’artiste d’origine marocaine <strong>Hassan Hajjaj</strong> fera découvrir «&nbsp;Love Letter&nbsp;», un thé spécialement conçu pour la foire qui rassemble une riche sélection d’épices et d’herbes en provenance de toute l’Afrique, de la vanille à la coque de cacao du Ghana jusqu’à la fleur d’oranger de Tunisie. Plus qu’un simple thé, ces notes douces et épicées font de cet assemblage aromatique un véritable va-et-vient gustatif à travers la richesse du continent africain. Aussi, ceux de passage au salon VIP seront accueillis par une installation multisensorielle, le <em>Chop Bar, </em>une œuvre conceptuelle du chef et restaurateur <strong>Akwasi Brenya-Mensa</strong> qui reprend la forme des traditionnels chop bars ghanéens, ces échoppes de bord de route où de copieuses portions de banku, de fufu et d’omo tuo sont servies. Chaises et tables en plastique, vieux bidons d’essence en guise de tabourets et serviettes en papier&nbsp;: le jeune chef d’origine ghanéen cherche à faire plonger ces convives dans une interprétation personnelle de la restauration africaine de demain et rendre hommage aux femmes derrière ce riche patrimoine culinaire.&nbsp;</p>



<p>Après dix ans de dévouement, de partage et de mise en valeur des artistes africains et afrodescendants sous les projecteurs du monde de l’art international, la foire 1-54 n’a cessé de s’imposer comme un des principaux porte-voix de l’art contemporain d’Afrique et de sa diaspora. Elle s’inscrit parmi les manifestations extra et intra-africaines – soulignons ses quatre dernières éditions à Marrakech et celle prévue pour février 2023 – les plus influentes et ambitieuses en son genre, raison de plus d’en faire sa destination de choix ce week-end.&nbsp;</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p style="text-align:center"><em><strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Artskop3437 partenaire officiel de 1-54 Paris chez Christie’s (opens in a new tab)" href="http://s960436671.onlinehome.fr/fr/partenaires/" target="_blank">Artskop3437 partenaire officiel de 1-54 Contemporary African Art Fair</a></strong></em></p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h5 class="wp-block-heading"><strong><a href="https://www.artparis.com/fr/edition"><br></a></strong><a rel="noreferrer noopener" aria-label="1-54 Londre 2022 (opens in a new tab)" href="https://www.1-54.com/london/" target="_blank">1-54 Londres 2022</a></h5>



<h6 class="wp-block-heading">Du 13 au 16 octobre</h6>



<h6 class="wp-block-heading">Somerset House,&nbsp;</h6>



<h6 class="wp-block-heading">Strand, London WC2R 1LA,</h6>



<h6 class="wp-block-heading">United Kingdom</h6>
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			</item>
		<item>
		<title>La foire d’art contemporain africain 1-54 de retour à Paris</title>
		<link>https://www.artskop.com/fr/foire-dart-contemporain-africain-1-54-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Auger-Mathurin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Mar 2022 03:59:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Foires]]></category>
		<category><![CDATA[1-54 chez Christie’s Paris]]></category>
		<category><![CDATA[1-54 Foire d'Art Contemporain Africain]]></category>
		<category><![CDATA[Anaïs Auger-Mathurin]]></category>
		<category><![CDATA[art contemporain africain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Palliant la prorogation de l’édition de Marrakech en raison de la crise sanitaire, la fort acclamée foire d’art contemporain africain &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Palliant la prorogation de l’édition de Marrakech en raison de la crise sanitaire, la fort acclamée foire d’art contemporain africain 1-54 s’invite une nouvelle fois chez Christie’s du 7 au 10 avril 2022. Un moment parisien qui promet par sa séduisante sélection d’artistes originaires d’Afrique et de sa diaspora.&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p class="has-drop-cap">Les règles sanitaires désormais assouplies, les masques enfin tombés et les déplacements internationaux reprenant de plus belle, le monde de l&rsquo;art retrouve tranquillement son souffle et la vigueur qui l&rsquo;animait avant la pandémie. En témoigne la très attendue foire d&rsquo;art contemporain africain 1-54 qui, pour la deuxième fois depuis sa création en 2013, se déploie avenue Matignon dans les prestigieux locaux de Christie&rsquo;s.&nbsp;</p>



<p>Si la maison de ventes aux enchères prêtait déjà ses cimaises lors de la précédente tenue de la foire en janvier 2021, c&rsquo;était dans un contexte plus intimiste où, en raison du couvre-feu et de la distanciation sociale imposés, la découverte des œuvres se fit majoritairement en ligne et des plages horaires strictes ponctuaient les visites. Franc succès n’empêche, <a href="https://www.christies.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Christie’s (opens in a new tab)">Christie’s</a> s’est vu ravi de réitérer sa collaboration avec 1-54 pour 2022, une coopération qui marque l’investissement de la maison dans la multiplication des regards sur la production contemporaine africaine et l’éveil de ses échos à l’international.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>En lieu et place de la célèbre édition de Marrakech, Christie&rsquo;s Paris a l&rsquo;honneur d&rsquo;accueillir à nouveau la foire 1-54 dans nos galeries de l&rsquo;avenue Matignon. Janvier 2021 a été un véritable succès et l&rsquo;occasion pour Christie&rsquo;s d&rsquo;offrir à nos collectionneurs la possibilité de découvrir l&rsquo;art contemporain africain. La deuxième édition à Paris nous permettra de renforcer notre soutien aux galeries participantes et aux artistes qu&rsquo;elles représentent. Nous sommes ravis que ce partenariat se poursuive en 2022, en commençant par Paris et en continuant à Londres pour coïncider avec la 10e édition de la foire.</em>» Julien Pradels, Directeur général de Christie’s France.&nbsp;<br></p>



<p>Durant les quatre jours de foire, collectionneurs, curieux et férus d&rsquo;art contemporain peuvent s’attendre à un événement de plus grande envergure et comptant un plus grand nombre de galeries participantes, soit 23 au lieu des 21 de la précédente édition. Un retour à la normale qui permettra de consolider l&rsquo;objectif même de Touria El Glaoui, la fondatrice de la foire, qu’est de faire de 1-54 un riche vivier de dialogues et d’échanges entre les visiteurs, les galeristes et les artistes. Une manifestation considérable qui insuffle une force à la création africaine, à ce qu’elle légitime les questionnements sociaux, politiques et identitaires, ainsi que les enjeux que sondent les artistes au moyen de leur art, et renforce l’importance de l’Afrique et de sa diaspora dans le récit de la contemporanéité artistique autant que dans les circuits du marché de l’art.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’émergence à ne pas manquer</strong></h3>



<p>Pour cette seconde édition française, trois jeunes artistes ont particulièrement retenu notre attention. Représentée par la galerie African Arty, la Congolaise&nbsp;<strong>Cinthia Sifa Mulanga</strong>&nbsp;fait plonger notre regard dans des intérieurs de la féminité noire, espaces intimes et domestiques qu’elle charge de réflexions autour des normes de beauté et des stéréotypes qui fonctionnent&nbsp;à la fois pour défier et&nbsp;embrasser les femmes africaines. Des références au patrimoine culturel du continent truffent ses compositions, presque photographiques, qu’elle travaille en combinant peinture à&nbsp;l’huile, encres, techniques de collage et fusain.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="721" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/03/cinthia-sifa-mulanga-masculine-traits-i-154-art-fair-african-arty-1024x721.jpg" alt="Cinthia Sifa Mulanga, Masculine Traits I, 2021, Mixed media (acrylic paint, charcoal, acrylic ink, and collage) on Fabriano paper, 50 x 70 cm. Courtesy of African Arty. " class="wp-image-28607" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/cinthia-sifa-mulanga-masculine-traits-i-154-art-fair-african-arty-1024x721.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/cinthia-sifa-mulanga-masculine-traits-i-154-art-fair-african-arty-600x423.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/cinthia-sifa-mulanga-masculine-traits-i-154-art-fair-african-arty-768x541.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Cinthia Sifa Mulanga,&nbsp;<em>Masculine Traits I</em>, 2021<br>Techniques mixtes (peinture acrylique, fusain, encre acrylique et collage) sur papier<br>Courtesy of African Arty.&nbsp;</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Rejoignant l’intimité domestique de Mulanga, l’artiste nigérian&nbsp;<strong>Kenechukwu Victor</strong>,<strong>&nbsp;</strong>présenté par la galerie athénienne The Breeder, propose des portraits puissants où les regards percent celui du spectateur, comme un moyen de l’absorber dans l’espace pictural et d’entrer en conversation avec lui. On aura remarqué les cheveux et les lèvres immaculées de chacun de ses sujets, une signature esthétique qui réfère au «&nbsp;Nzu&nbsp;», une argile blanche utilisée dans la culture Igbo, symbole de sagesse, de paix et de pureté.&nbsp;<br></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" width="480" height="600" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/03/victor-kenechukwu-atworks-music_to_my_ears_iv-480x600.jpg" alt="Victor Kenechukwu, Music to my ears IV, 2021, Oil on canvas, 152.4 x 122 cm. Courtesy of The Breeder." class="wp-image-28609" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/victor-kenechukwu-atworks-music_to_my_ears_iv-480x600.jpg 480w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/victor-kenechukwu-atworks-music_to_my_ears_iv-768x960.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/victor-kenechukwu-atworks-music_to_my_ears_iv-819x1024.jpg 819w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /><figcaption>Victor Kenechukwu,&nbsp;<em>Music to my ears IV</em>, 2021<br>Huile sur toile, 152.4 x 122 cm.&nbsp;Courtesy of The Breeder.</figcaption></figure></div>



<p>Dans une palette vive, des aplats monochromes et une technique maîtrisée du&nbsp;<em>non-finito</em>, le jeune ghanéen&nbsp;<strong>Joshua Oheneba-Takyi</strong>&nbsp;représenté par Gallery 1957 explore les notions de stabilité et d’appartenance par le biais du motif de la chaise. Un mobilier quotidien que notre attention oublie, sinon néglige, qui fascine pourtant l’artiste. Oheneba-Takyi y voit autant un garant du temps qui passe qu’un outil par lequel les corps qui s’y posent, tantôt pour attendre ou travailler, entrent dans un état de réflexivité où leur manière d’être, de se montrer et d’agir dans le monde est mise en suspens, sinon complètement remise en question.<br></p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="683" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/03/joshua-oheneba-artworks-takyi_turmoil-2022-gallery_-1957-1024x683.jpg" alt="Joshua Oheneba - Takyi, Turmoil , 2022, Acrylique sur toile, 300 x 200 cm. Courtesy of Gallery 1957" class="wp-image-28612" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/joshua-oheneba-artworks-takyi_turmoil-2022-gallery_-1957-1024x683.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/joshua-oheneba-artworks-takyi_turmoil-2022-gallery_-1957-600x400.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/joshua-oheneba-artworks-takyi_turmoil-2022-gallery_-1957-768x512.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/joshua-oheneba-artworks-takyi_turmoil-2022-gallery_-1957.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Joshua Oheneba &#8211; Takyi,&nbsp;<em>Turmoil</em>&nbsp;, 2022<br>Acrylique sur toile, 300 x 200 cm.&nbsp;Courtesy of Gallery 1957</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Du côté parisien</strong></h3>



<p>Sept des 23 galeries participantes ont pignon sur rue à Paris. Encore là, plusieurs artistes auxquels prêter attention. D’abord, arrêt obligé à la galerie Cécile Fakhoury qui, installée sur l’avenue Matignon depuis octobre 2021, expose entre autres le travail de&nbsp;<strong>Roméo Mivekannin</strong>, dont l’œuvre, travaillée sur de larges draps imbibés de solutions rituelles, revisite la représentation picturale et photographique des Noir.e.s dans la culture visuelle occidentale. On y retrouve aussi la peinture de la Franco-Algérienne&nbsp;<strong>Dalila Dalléas Bouzar&nbsp;</strong>qui s’inscrit dans une critique des systèmes de domination exercés sur les corps, notamment féminins.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="682" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/03/nu-barreto-chutes_et_ascensions-art-contemporain-africain-1024x682.jpg" alt="Nú Barreto, Chutes et ascensions, 2021" class="wp-image-28649" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/nu-barreto-chutes_et_ascensions-art-contemporain-africain-1024x682.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/nu-barreto-chutes_et_ascensions-art-contemporain-africain-600x400.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/nu-barreto-chutes_et_ascensions-art-contemporain-africain-768x512.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/nu-barreto-chutes_et_ascensions-art-contemporain-africain.jpg 1536w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Nú Barreto,&nbsp;<em>Chutes et ascensions,</em>&nbsp;2021<br>Collages (carton, papier, tissu), crayon, pastel demi-gras et papier recyclé<br>Courtesy of Galerie Nathalie Obadia.&nbsp;©&nbsp;Bertrand Huet/Tutti image</figcaption></figure>



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<p>Halte ensuite au stand de la galerie Nathalie Obadia qui, en plus de présenter les portraits de l’encensé photographe malien <strong>Seydou Keïta</strong>, propose une plongée dans l’œuvre surréaliste et engagée de l’artiste natif de Guinée-Bissau&nbsp;<strong>Nú Barreto</strong>. Enfin, alors qu’une série inédite de l’artiste camerounais&nbsp;<strong>Justin Ebanda</strong>&nbsp;est présentée en primeur par la galerie Carole Kvasnevski, collectionneurs et amateurs peuvent retrouver le travail d’<strong>Omar Mahfoudi&nbsp;</strong>sur les cimaises du stand de la galerie Afikaris, jeune galerie créée en 2018 dont la première participation à ce moment parisien ravit sa responsable, Michaëla Hadji-Minaglou : <em>« Nous sommes très heureux de la faire pour la première fois à Paris. C’est une foire à taille humaine, donc ça sera intéressant de revoir nos collectionneurs et d’en rencontrer des nouveaux. »</em></p>



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<h3 class="wp-block-heading"><strong>Point de mire sur l’art textile</strong></h3>



<p>D’ores et déjà légitimé comme pratique artistique à part entière, l’art textile est particulièrement mis à l’honneur par l’édition de cette année. En témoignent notamment les sculptures textiles du Malien <strong>Abdoulaye Konaté</strong> qui, exposées sur les cimaises de la Galerie 38 et de Primo Marella Gallery, impressionnent tant par les jeux chromatiques travaillés par l’artiste – chaque colorant provenant d’une région différente du Mali – , que par leur imposante dimension qui invite à un véritable face-à-face avec le médium. Un puisement dans la richesse patrimoniale du Mali qui rejoint les tentures assemblées de l’artiste malien <strong>Ange Dakouo</strong> dont le travail est exposé par LouiSimone Guirandou Gallery.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="672" src="http://s960436671.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2022/03/marie-claire-messouma-manlanbien-map-27-2021-art-contemporain-africain-1-54-cecilefakhoury-1024x672.jpg" alt="Marie-Claire Messouma Manlanbien œuvre tissée" class="wp-image-28652" srcset="https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/marie-claire-messouma-manlanbien-map-27-2021-art-contemporain-africain-1-54-cecilefakhoury-1024x672.jpg 1024w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/marie-claire-messouma-manlanbien-map-27-2021-art-contemporain-africain-1-54-cecilefakhoury-600x394.jpg 600w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/marie-claire-messouma-manlanbien-map-27-2021-art-contemporain-africain-1-54-cecilefakhoury-768x504.jpg 768w, https://www.artskop.com/wp-content/uploads/2022/03/marie-claire-messouma-manlanbien-map-27-2021-art-contemporain-africain-1-54-cecilefakhoury.jpg 1607w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Marie-Claire Messouma Manlanbien, #Map &#8211; 27,&nbsp;2021<br>Fibre de jute, raphia, cheveux, grattoir, aluminium, résine, kita coton, plâtre, terre,..<br>Courtesy of Galerie Cécile Fakhoury.</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>C’est aussi à la Primo Marella Gallery que les amateurs des techniques du tissage pourront découvrir le travail du Zimbabwéen&nbsp;<strong>Troy Makaza</strong>. Troquant la fibre par des ficelles de silicone infusées d’encre et de peinture, Makaza façonne des réseaux complexes de matière entrelacée qui, formant d’étranges formes abstraites, symbolisent la vicissitude et la fluidité des relations entre les deux sexes dans le Zimbabwe contemporain. Une exploration relationnelle qui n’est pas sans rappeler l’œuvre tissée de la Française d’origine ivoirienne et guadeloupéenne&nbsp;<strong>Marie-Claire Messouma Manlanbien</strong>&nbsp;représentée par la galerie Cécile Fakhoury. Fervente exploratrice de la matière – tantôt textile, organique ou industrielle -, l’artiste crée des compositions délicates et polysémiques, œuvrant comme une poésie du visuel qui marient la tradition africaine et antillaise, au syncrétisme et à l’hybridité culturelle qui forge également sa propre identité.&nbsp;</p>



<p>Éminemment plurielle et transculturelle, la foire 1-54<sup>&nbsp;</sup>est un moment culturel à ne pas manquer, autant pour les fervents d’art contemporain africain que pour les néophytes qui cherchent à s’y initier. Apportant son vent de fraîcheur sur l’avenue Matignon, elle offre une voix essentielle à la production artistique contemporaine non occidentale en France.&nbsp;&nbsp;</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p style="text-align:center"><em><strong><a href="http://s960436671.onlinehome.fr/fr/partenaires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Artskop3437 partenaire officiel de 1-54 Paris chez Christie’s (opens in a new tab)">Artskop3437 partenaire officiel de 1-54 Paris chez Christie’s</a></strong></em></p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h6 class="wp-block-heading"><strong><a href="https://www.artparis.com/fr/edition"><br></a></strong><a href="https://www.1-54.com/paris/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="1-54 Paris chez Christie’s (opens in a new tab)">1-54 Paris chez Christie’s</a></h6>



<h6 class="wp-block-heading">Du 7 au 10 avril</h6>



<h6 class="wp-block-heading">9 Av. Matignon</h6>



<h6 class="wp-block-heading">75008, Paris</h6>



<h6 class="wp-block-heading">France </h6>
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